Mon nom est N – Robert Karjel

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Robert Karjel – Mon nom est N. (2016)

4ème de couv’…

Un thriller explosif autour des compromis que les hommes – et les nations – font au nom de la sécurité et de la survie.

En plein océan Indien, sur une base militaire isolée, le FBI essaie de faire parler un prisonnier. Mais le détenu, suspecté d’avoir participé à une attaque terroriste aux États-Unis, refuse de parler. Ernst Grip, un ex-officier suédois, est envoyé sur cette base afin de déterminer si le prisonnier, connu seulement sous le nom de «N.», est un citoyen suédois.

Peu à peu, Grip découvre que N. est lié à un autre groupe de personnes, aussi louches qu’hétéroclites: un impitoyable vendeur d’armes américain, un tueur à gages tchèque, une mystérieuse nurse du Kansas, un Pakistanais naïf à vous fendre le cœur – et un Suédois.

Leur seul point commun: tous sont des survivants du tsunami dévastateur qui a frappé la Thaïlande en 2004.

Plus Grip s’approche de la vérité, plus la situation semble inextricable. Qui est sincère, et qui mène une double vie?

Dans un monde dirigé par la peur, les secrets et les trahisons, Grip et N. devront apprendre à se faire confiance s’ils veulent rester en vie.

Mon ressenti de lecture…

Je ne vais pas mentir… j’ai craqué avant tout sur la couv’, dès la sortie du roman, dès avant même avoir lu le pitch! Le design est juste parfait pour me titiller!

Bienvenue à Diego Garcia, île paradisiaque de l’Océan Indien avec ses forêts luxuriantes bordent de longues plages au sable blanc… Aaahh non, pas de vacances, nous sommes en 2008 et c’est une base militaire ou une prison américaine secrète à la Guantànamo…

Bienvenue en Thaïlande, palmiers et douce brise, cocktails exotiques en bord de plage, les doigts de pieds en éventail… Aaahh non, nous sommes en 2004 et un tsunami sans précédant aucun, succédant à un séisme de magnitude de 9,1, a ravagé la région en causant près de 250.000 morts…

Bref, évitez les endroits dits paradisiaques quand Robert Karjel est dans le coin!

Car ce roman est sombre et complexe…
Enfin, pas si complexe que cela mais il faut tout de même suivre car c’est la trajectoire de deux personnages principaux que tout, a priori, oppose à l’exception de leur nationalité… Et ces deux hommes, N. et Ernst vont se rencontrer dans des circonstances peu agréables: l’un est interrogé par l’autre.
L’un a tout perdu dans le tsunami de 2004, jusqu’à sa mémoire, il vit avec le souvenir diffus et fugitif de deux petites filles, les siennes probablement. Il est soupçonné d’acte de terrorisme, enfermé et amené à disparaître de la surface de la Terre.
L’autre, ex-officier suédois, doit être prudent pour ne pas que ses petits secrets soient révélés au grand jour…
Mais peut-être que cette rencontre sur cette île perdue, gérée à l’envi par des agences aux acronymes bien connus et craints, n’est pas leur première rencontre…
Peut-être que le monde est bien petit et que ces deux hommes ont bien plus en commun que ce face-face imposé…

Il faut suivre car nous voyageons entre la vie, ou ce qu’il en reste, de N., celle de ses compagnons rencontrés après le tsunami de Thaïlande, celle de Ernst. Nous voyageons de Suède aux States, en barbotant dans l’Océan Indien. Nous allons du passé au présent, sans petite ouverture sur le futur.

Tout cela sur un rythme soutenu, sans grand étalage d’actions percutantes mais plutôt en immersion dans la psychologie des uns et des autres.
Des indices et des déductions se dévoilent peu à peu alors que le suspens ne fait que grandir.

Robert Karjel nous parle d’amour, ce que ce bougre nous pousse à accomplir parfois, de la vengeance, de la manipulation sur fond de trafics mais aussi du terrorisme et de l’impunité qu’il offre aux gouvernants à exercer toutes sortes de tortures et à disposer de la vie du simple quidam, sans grand égard pour la vérité.

Il nous parle des rapports humains, faussés par tant de mensonges, de secrets, de loyautés élastiques, de consciences déviantes; mais aussi de la complicité qui se tisse entre deux étrangers, par le simple  regard et à demi-mots…

L’intrigue est addictive et le lecteur comprend peu à peu pourquoi ces deux hommes, N. et Ernst devaient effectuer un petit bout de chemin ensemble…

Attention, c’est un roman sous pression. Une fois ouvert, impossible de le refermer… Seulement après le très long soupir de fin du lecteur devant une certaine cruauté de la vie…

J’ignore totalement ce que Robert Karjel nous concocte pour l’avenir mais avec ce coup de cœur, c’est, assurément, un auteur à suivre!

Citations…

« Tout autour, c’était la haute mer, sans la moindre terre en vue à des centaines de kilomètres à la ronde. Un endroit hors de toute portée, façonné dans le but d’atteindre le reste du monde. »

Note: 4/5

Blog Note 4

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18 réflexions au sujet de « Mon nom est N – Robert Karjel »

    • Et bien tu vois, j’arrive tout à fait à comprendre qu’il ne te tente pas plus que ça… mais c’est un roman qui te captive presque malgré toi donc un jour, peut-être! 😉

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