Erectus – Xavier Müller

Xavier Müller - Érectus (2018)

Xavier Müller – Erectus (2018)

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4ème de couv’…

Et soudain l’humanité se mit à régresser.
À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc.
Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.
Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel virus s’agit-il?
Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie?
Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.
Partout, la question se pose, vertigineuse: les erectus sont-ils encore des hommes?
Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer?

Mon ressenti de lecture…

Aaaahhh intinct de survie, quand tu nous submerges! Oubliés, papa, mémé et tantine, c’est le chacun pour soi, il n’y aura pas de place pour tous, poussez-vous que je m’y mette!

Si voir surgir des animaux préhistoriques peut provoquer une fascination tirée de la nostalgie de nos livres d’enfants, il n’en est pas de même de voir nos propres congénères renouer avec ce que l’être humain était à l’époque. Là, la frayeur est de rigueur… C’est une chose de traiter quelqu’un de « Cro-Magnon » mais c’en est une autre que de voir l’original!

Passée la stupeur devant l’ampleur du phénomène de régression qui est passé de l’animal à nos sympathiques carcasses, les interrogations scientifiques pleuvent, un semblent d’explication est donnée mais surtout, une question se pose: Que faire de ces humains régressés?

Notre Terre à bout de souffle, n’en pouvant plus de supporter l’humain et ses caprices mortifères, avec Erectus, nous envoie une crise majeure autre que les bouleversements climatiques que nous nous obstinons à nier, autre qu’une pandémie majeure que nous arrivons toujours à contrer avec un nouveau poison. Elle nous renvoie à nous-mêmes: l’homme est un loup pour l’homme et sa haine de la différence fera le reste du travail, ton rival préhistorique, tu élimineras.

Le sujet est intéressant et questionne. Quel serait notre comportement en pareille situation? Pourrions-nous cohabiter avec ces ancêtres dont nous sommes si fiers tant qu’ils sont sur papier glacé?
L’auteur nous prouve encore une fois qu’une majorité d’individus n’ira pas plus loin que le réflexe viscérale d’éliminer aveuglément ce qui lui fait peur et met en péril sa position dans la chaîne alimentaire mais soulève également une réflexion plus profonde sur la prise en charge de nos congénères quand ils ne sont pas ou plus capables d’évoluer dans notre société.
Mais que vaut l’éthique, la morale, la simple compassion quand les décideurs sont les politiques et les financiers?

Cette lecture a été agréable mais cela n’a pas été un uppercut malgré la réflexion intéressante soulevée par l’intrigue. La série Zoo ainsi que le roman dont elle est inspirée, du même nom, écrit par James Patterson et Michael Ledwige, était peut-être bien trop présente chez moi, en filigrane, durant cette lecture pour réellement me surprendre et malgré un postulat différent dans l’histoire.

Citations…

« Stephen n’était pas un spécialiste des guerres civiles, mais il avait toujours pensé que celles-ci prospéraient sur le terreau de vieilles rancœurs, or ici, pas de cadavres dans le placard ni de trahisons ancestrales, la fureur s’alimentait à une autre source, puissante, directe: l’instinct de survie. »

« Dans toutes les crises sanitaires, le public comme les politiques étaient prompts à pointer les errements des scientifiques et leur incapacité à fournir des scénarios indiscutables qui apporteraient des réponses fiables et permettraient d’anticiper l’avenir. Comme si une épidémie était une science exacte, prévisible et maîtrisable! »

« (…) sur l’arbre de l’évolution, l’homme ne constitue qu’une brindille à l’extrémité de la branche des mammifères. Un incident de parcours. Malgré son intelligence et sa cruauté, l’espèce humaine aurait pu tout aussi bien finir à quatre pattes au bout d’une laisse tenue par un chien bipède! »

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The Bear Memoria

 

3 réflexions au sujet de « Erectus – Xavier Müller »

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