Clara Vine T4 – Foi et beauté – Jane Thynne

jane Thynne - Clara Vine T4 - Foi et beauté (2018)

Jane Thynne – Clara Vine T4 – Foi et beauté (2018)

blognote 5

4ème de couv’…

Berlin à la veille de la guerre…

Alors que des soldats se pressent dans les rues et que des espions s’agitent dans l’ombre, Lotti Franke, une adolescente appartenant à l’organisation Foi et Beauté, l’école d’élite pour les jeunes femmes nazies, est retrouvée enterrée dans une fosse peu profonde.

Clara Vine se voit proposer pour le cinéma le rôle le plus ambitieux qu’elle ait jamais joué. Et dans sa vie plus secrète, les services de renseignement britanniques la convoquent à Londres pour enquêter sur des rumeurs selon lesquelles les nazis et les Soviétiques envisageraient de conclure un pacte.

Lorsqu’elle apprend la mort de Lotti, Clara décide de découvrir ce qui lui est arrivé. Mais ce qu’elle met au jour a une valeur inestimable pour le régime nazi.
L’objet qui a conduit au meurtre de Lotti… peut aussi la mener à sa perte.

Mon ressenti de lecture…

Le titre est horrible. Les éditeurs prennent souvent des libertés dans la traduction des titres mais là, traduction littérale et ça sonne franchement mal! Je préfère largement le titre anglais alternatif: The pursuit of pearls.
Et puisque je râle, j’en rajoute une couche en énonçant que je trouve la couv’ moche, en rapport aux trois précédentes qui étaient superbes et élégantes.

Bon ceci dit, le titre est légitime car il porte le nom de ces écoles destinées à former les futures épouses de SS. Et oui, vous avez bien lu: faut bien les pouponner ces braves SS (ironie, of course) donc ils ne pourront se marier qu’avec les diplômées de ces écoles « d’excellence ». Obéir, honorer, servir, enfanter, savoir gérer le budget familial, éduquer les nombreux enfants… la tache féminine est vaste. Mais pas sans danger quand le sort de Lotti n’est plus de se retrouver devant l’autel mais au fond d’une fosse…

À force de vous dire que la tension monte au fil des tomes, je ne sais dans quel état nous allons terminer car la guerre n’a pas encore éclatée, elle est imminente, nous sommes à l’été 1939!

Dans ce tome, toujours très exactement documenté et mis en scène, l’auteur met en avant une personnalité du monde du cinéma de l’époque: Leni Riefenstahl. Tour à tour danseuse, actrice et réalisatrice de films, cette berlinoise pure souche sera surtout connue pour ces films de propagande nazie, tant elle est fascinée par Hitler dès sa première rencontre en 1932 (la réciproque est également vraie, le Führer étant grand amateur de films et notamment de ses films) et enthousiaste pour les fondements du national socialisme.
Et Clara Vine a été choisie par Leni Riefenstahl pour tourner dans son nouveau film…

Toujours plus proche des arcanes du pouvoir nazi, Clara collecte le maximum de détails et d’informations qui pourraient être d’un quelconque intérêt pour les britanniques. Surtout quand les rumeurs concernant le pacte de non agression entre la Russie et l’Allemagne sont de plus en plus précises.

Mais Clara souffre. D’une douleur muette car son amour pour Léo, espion lui aussi, n’est connu de personne. Léo a disparu, on le dit mort. Et cette incertitude mâtinée d’un espoir insensé ronge le cœur de Clara.
Et ce n’est pas son enquête sur le meurtre de Lotti qui arrivera à la soulager. Plus elle en apprend sur les circonstances de ce décès et plus l’odeur de la mort rode autour d’elle.

Le personnage de Clara ne cesse de prendre de l’ampleur. Les risques encourus sont majeurs et pourtant elle donne l’impression de traverser toutes les épreuves avec délicatesse et finesse. Une femme de grande classe, impassible mais dont la fragilité et les peurs sont pourtant omniprésents.

Encore un tome captivant, dense, entremêlant les intrigues, entre la grande et les petites histoires, porté par un contexte historique très fidèlement retranscrit, enrichi par cette ambiance si particulière que Jane Thynne a su instiller dès le départ de cette saga.

Le plus difficile, maintenant, est d’attendre la parution du prochain, Solitaire, paru Outre-Manche en 2016!!!

Citations…

« Le charme est dangereux parce qu’il arrête le regard. C’est comme une pierre précieuse. Il étincelle et éblouit, et nous empêche de voir ce qu’il y a vraiment là. Le mot lui-même est associé à l’enchantement et à la magie. Il signifie illusion. Il implique lustre, éclat, clinquant destiné à détourner l’attention. »

« Pour quelqu’un dont le travail reposait sur la communication, il était paradoxal qu’il n’ait jamais communiqué avec elle. Les agents apprenaient à résumer ce qu’ils avaient à dire dans des codes, mais quel code contenait le silence? »

Blog Note 5

Retrouvez mon avis sur les précédents tomes de la série Clara Vine dans la bibliographie de Jane Thynne, ICI!

The Bear Memoria

16 réflexions au sujet de « Clara Vine T4 – Foi et beauté – Jane Thynne »

  1. À cause de toi, j’ai piqué la collection chez l’épicier ! 😀 Ma PAL est vénère !! 😆

    Ces chers SS (ironique aussi, bien entendu, vaut mieux préciser des fois que des imbéciles nous prendraient au sérieux) pourront bénéficier du triple K (pas Ku Klux Klan), mais Kinder, Küche, Kirche (j’ai dû aller vérifier pour l’ortho, j’allais écrire cuisine en anglais !).

    Bon, yapuka trouver du temps pour lire cette saga 😉

      • Ben si j’aime pas, tant pis pour moi, je serai passée à côté, mais je ne t’en voudrait pas, ni ne te demanderai le remboursement parce que l’épicier m’a fait un prix comme je prenais du cassoulet en même temps ! 😆

      • Va falloir que tu me présentes cet épicier bien sympa! 😮
        Je sais que tu ne m’en voudras pas mais pour certaines lectures que j’adore, je suis un peu déçue quand mes potines n’aiment pas! 😉

      • Filigranes, à Bxl ou mes bouquinistes, mes prolifiques dealers, surtout si on a des SP qui finissent chez eux ! Du pain béni pour moi.

        Pour l’autre, tu le connais, l’ours blanc y était lui aussi… et le chat noir a croisé la belette dans les coursives 😉

        Je te comprends, ça me chagrine aussi quand j’ai aimé un roman, que je l’ai recommandé et que le/la copinaute pas… on a l’impression d’être un marchand de sofa qui lui aurait vanté une merde de canapé… ça la fout mal.

        Mais je fréquente des blogueurs/euses qui, je pense, ne font pas des chroniques complaisantes… 😉

      • C’est exactement ça, tu as l’impression d’avoir induit ta ou ton pote en erreur et tout d’un coup, sur un roman, de ne plus être sur la même longueur d’ondes! Mais c’est un sentiment passager car l’échange autour de cette différence d’avis nous enrichit davantage! 😉
        No comment sur les blogueurs complaisants! Même si cela me vaut la défection d’une maison d’éditions parce que j’aurais pondu un avis défavorable, je ne change pas ma ligne de conduite: je partage mes avis comme si je donnais des conseils à des amis autour d’un café! 😉
        C’est grâce à toi que j’ai rencontré mon ours blanc, tu m’avais filé les clés des coursives et c’est une sacrée bonne adresse! 😀
        Pour Bruxelles, figure-toi qu’il y a des chances que je fasse connaissance un jour car mon fils envisage de travailler dans le coin dans l’année! 😉

      • J’ai fait ça, moi ?? Je ne me souvenais de t’avoir filé les clés, je dois dire, je fais tellement de choses aussi que je ne sais plus à qui ni quoi ! 😆 Contente que cela ait débouché sur cette amitié et dommage que cela se soit terminé ainsi pour l’ours blanc.

        Je suis pour le partage aussi comme si nous étions devant un café et que nous causions d’un livre : no complaisance si on n’a pas aimé ou si on pense qu’il ne va pas aller dans la biblio du/ de la copinaute. Parfois aussi, avec le temps, les avis changent… on pourrait voir un livre d’un autre avis : ne plus le trouver si bien (parce qu’on évolue) ou tout compte fait se rendre compte qu’il avait des qualités…

        Je ne dois rien à personne, l’envoi du livre n’a rien coûté à la maison d’édition et je reste maître de mon avis, même si je sais avouer sans honte que je suis passée à côté du livre (et donc, qu’il a des qualités, mais qu’il n’était pas pour moi). Si je veux vraiment un livre, je connais aussi l’adresse de la plus grande librairie de plein-pied de Bxl et de mes bouquinistes préférés 😉

        Pour ce qui est d’induire en erreur, on n’a pas les mêmes avis, els mêmes attentes sur un livre, je ne t’en voudrais pas si tu m’en conseillais un et que je m’y emmerdais… j’ai déjà eu la blague, tant pis que je me suis dit et j’apprécie toujours autant les chroniques de la copinaute 🙂

        Alors, si tu viens à Bxl, je te paie un café ! 😀

      • Je suis totalement d’accord avec toi! Nous évoluons et nous pouvons très bien ne plus avoir le même avis sur un même livre à quelques années d’écart!
        S’attendre à ce que nos potes et potines ressentent la même émotion sur un roman est un désir de partage mais les différences sont très constructives, elles nous en apprennent davantage sur l’autre, ses goûts, sa personnalité aussi.
        Viiii c’est toi qui m’a ouvert la porte et je ne regrette pas, pour The Bear, et les gens très sympas que je croise là-bas! 😉
        Ooohhh si je viens à Bruxelles, j’espère avoir le temps de partager davantage qu’un café! :p Une visite chez un de tes dealers livresques, par ex! :p

      • Ce sera les deux : un café au milieu des livres proposés par le plus gros dealer de Belgique !! Bon, le café n’est pas donné, mais boire dans une librairie aussi immense, ça se paie 😉

        Heureusement que nous évoluons, mais certains régressent… je viens d’en voir un exemple magnifique avec une personne de ma famille ! Là, samedi, on a touché le fond du fond avec ce qu’elle a sorti… à vomir. Mais elle le rebouffera un jour.

      • Oooohhh je n’ai jamais bu de café chez un dealer livresque! J’en rêve! 😮
        Oh lala, des exemples de régressions humaines sont foison en ce moment! 😮 Et pourtant, ne dit-on pas que la sagesse s’acquiert avec les années? 😮

      • Pour me remonter le moral, je suis allée faire un tour dans leur rayons…. ma soeur, elle, c’est au magasin de DVD (et de tout le multimédia) qu’elle se ressource.

        Je dois lire « le triomphe de la bêtise » et je te jure que j’en vois/lis tous les jours, des bêtises, des pas grave et des horriblement grave.

        Non, c’est une couille, la sagesse ne s’acquiert pas avec les années, faut juste le vouloir.

  2. A quand la sortie du tome 3 « La guerre des fleurs » ? J’aimerais continuer la suite de Clara Vine après « Jardin d’hiver » et « Les Roses Noires » …

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