Boris Le Guenn T4 – Artifices – Didier Fossey

Didier Fossey - Artifices (2018)

Didier Fossey – Boris Le Guenn T4 – Artifices (2018)

blognote 3

4ème de couv’…

Avril 2013 Hôpital psychiatrique de Cadillac.
Après trois années d’internement, un tueur en série est autorisé à quitter sa cellule, sous haute surveillance, pour des sorties régulières dans le parc…

Deux ans plus tard…Forêt de Rambouillet.
Un corps est retrouvé ligoté à un arbre, sauvagement mutilé par des feux d’artifices. La violence du crime est sans précédent. L’enquête est confiée à Boris Le Guenn, commandant au 36 quai des Orfèvres. Une experte en explosifs vient l’épauler dans cette affaire.

Tandis que d’autres meurtres se succèdent sur le même mode opératoire, un inconnu s’introduit au domicile du commandant Le Guenn et se met à le harceler par téléphone. Il semble en savoir long sur lui…

Qui peut bien lui en vouloir?
Et si le passé de chacun était un premier indice…?

Mon ressenti de lecture…

Les spectacles sons et lumière vont fleurir à l’approche de la fête nationale et je ne saurais trop vous conseiller la prudence! Rentrez vos animaux, éviter les endroits secs et inflammables et surtout, surtout, messieurs, protégez ces parties de votre anatomie que vous vénérez tant!

Car il faut dire que notre tueur met en œuvre une manière très originale de punir ses victimes à l’aide de feux d’artifice. Et si la couleur dominante des explosions est le rouge sang, on ne peut pas dire non plus qu’elles sont représentatives d’une effusion de réjouissance… mais la vengeance froide et calculée pour un passé terrible et traumatique.

J’ai rencontré Boris Le Guenn pour la première fois avec Tr@que sur le web et j’avais bien aimé ce policier franc du collier! Depuis, son équipe a évolué, la direction aussi… et son couple a du plomb dans l’aile. Soizic est partie, lasse du souci occasionné par le travail de sa moitié! Enfants et toutou ont suivi. Le Guenn n’a aucun doute sur le dénouement de son mariage et son regard commence à se porter au loin. Mais avant toute chose, c’est le boulot qui l’occupe et ce mystérieux assassin aux méthodes peu orthodoxes.

Nous connaissons l’assassin dès le départ et, au fil des pages, nous allons découvrir son passé, ses blessures, sa volonté de vaincre et assister, avec un brin de sadisme voyeur, au jeu entre enquêteurs, leur proie et un troisième personnage déjà rencontré dans l’opus précédent qui se rappelle au bon souvenir de Le Guenn.

Le roman est riche de plusieurs thèmes. Entre le métier d’artificier et le quotidien de la police avec une nouvelle garde plus habituée aux manières policées des bureaux et de la diplomatie politique qu’aux vieux de la vieille ayant tout appris sur le terrain, c’est le sujet plus lourd et sombre de la pédophilie qui hante les protagonistes.
Les horreurs perpétrées dans le silence terrorisé des jeunes victimes, l’impunité des bourreaux et la difficulté à les débusquer et les punir.

Les souvenirs exhumés le sont avec sobriété alors que les douleurs qui foudroient l’assassin sont effroyables. Un lien? L’auteur mentionne la fibromyalgie, en dresse un portrait fidèle et dans la mesure où ce syndrome partage encore les médecins aujourd’hui quant aux causes, j’ai trouvé intéressant de supposer qu’elle prenait racine dans le passé et que son omniprésence reflétait l’obsession à obtenir justice.

C’est donc une intrigue sur la vengeance et qui questionne sur la protection infantile et ses lacunes, sur la collaboration passive de ceux qui savent et se taisent, sur les conséquences de traumatismes refoulés sur l’avenir des victimes et la survenue de maux inguérissables.

Pour une fois que je déroge à ma propre règle de lire une série dans l’ordre, me voilà coincée à une évaluation moyenne au lieu d’un coup de cœur car ne pas connaître les détails des antécédents liant deux personnages du roman m’a gênée! Shame on me, j’aurais dû me fier à un principe de lecture devenu « règle » et j’aurais pu ainsi rendre l’hommage que ce polar mérite!

C’est en tout cas un très bon polar original que vous ne lâcherez pas une fois commencé!

Citations…

« Alors, des chocs émotionnels, des traumatismes et du stress, elle en avait eu. Trop. Beaucoup trop. Sans parler de ce qui était remonté en surface récemment, ce qu’elle avait pourtant enfoui au fond de sa mémoire, loin très loin, là où ce serait oublié à jamais. Le sordide, le glauque, l’inadmissible qui lui avaient explosé à la gueule, comme une rafale de coups de poing. »

Blog Note 3

Retrouvez ICI, mon avis sur Tr@que sur le web!

 

The Bear Memoria

23 réflexions au sujet de « Boris Le Guenn T4 – Artifices – Didier Fossey »

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