Le président a disparu – James Patterson & Bill Clinton

James Patterson & Bill Clinton - Le président a disparu (2018)

James Patterson & Bill Clinton – Le président a disparu (2018)

blognote 4

4ème de couv’…
Attention – Warning – Pass auf:
Ceci n’est pas la 4ème de couv’ française mais la traduction de bibi de la 4ème de couv’ américaine, moins racoleuse qu’une citation de Bill Clinton!

Une menace énorme compromet non seulement Pennsylvania Avenue et Wall Street mais toute l’Amérique.
L’incertitude et la peur saisissent la nation. Des rumeurs de cyber-terrorisme et d’espionnage, et même de la présence d’un traître au sein du gouvernement courent.
Le président est lui-même suspect. Il disparaît soudainement…

Mon ressenti de lecture…

Non, je ne suis pas naïve, associer le maître de la plus grande machinerie livresque commerciale US et un ancien président américain ne peut que créer du buzz.
Je ne nie pas que le bonhomme, James Patterson, a du talent, j’adore ses romans mais je suis consciente que son succès tient aussi à des collaborations avec des auteurs de talent, tel David Ellis, par exemple.
Et non, je ne voue aucune admiration pour Bill Clinton, que ce soit le politicien, et encore moins l’homme.
Alors pourquoi cette lecture?
Par curiosité pour le résultat d’une alliance entre l’expertise d’un ancien président des États-Unis et l’imagination d’un auteur tel que James Patterson.

Alors!?! Deçue!?!
Absolument pas!
C’est un roman de politique fiction et un techno-thriller de très bonne facture!

Le bémol principal et que l’on retrouve dans bon nombre de productions US, que ce soit au niveau des romans, des séries TV ou des films, est l’éloge de l’impérialisme américain qui est ici très présent.
Ok, ils sont les plus forts, les plus beaux, les plus intelligents… (sic!) blablabla…
Mais ne jouons pas les vierges effarouchées, cet éloge est très commun et il faut juste être lucide: le patriotisme plaît et faire vendre! Vive l’ego flatté!
Il est donc nécessaire de n’aborder ce roman que pour ce qu’il peut être: un moment de lecture distrayant.

Et pour de la distraction, nous sommes servis: un rythme très speed, des rebondissements, de l’action, du suspense, sans oublier au passage quelques discours pour magnifier la grande humanité d’un président (ironie de ma part, je précise!).
Ce roman m’a beaucoup fait penser à la série 24h, pour le style et le rythme. L’intrigue se passe sur 3 jours mais donne l’impression d’en concentrer 6, pas le temps de se poser!
Il me fait aussi énormément penser à une autre série excellente: Designated survivor (mince, que le même acteur joue dans ces deux séries est-il un hasard?) pour les manigances politiciennes de cour, les secrets et les trahisons, la pression qui repose sur un seul homme, ce qui doit être révélé au public ou pas, les risques de destitution d’un chef d’État… et pour les discours angéliques sur le rôle prépondérant des USA dans le monde et la grandeur de la présidence.

Malgré ce côté très pro-américain, le roman remplit son rôle de thriller. Et si je vous semble très ironique par moment, je me suis régalée mais je ne veux pas que vous pensiez que ce n’est qu’un objet de curiosité car Le président a disparu traite d’un problème très sérieux que la personnalité des auteurs ne peut en aucun cas influencer: le cyber terrorisme.
Le monde est ultra connecté, de votre téléphone à l’armement du pays, tout est maintenant contrôlé et dirigé par le net et les ordinateurs.
C’est un immense progrès, garant de rapidité et d’efficacité, mais c’est aussi notre grande faiblesse. Supprimer ce matériel et nous sommes perdus.
Ce roman établit le scénario catastrophe qu’une attaque par le biais d’un virus pourrait marquer l’anéantissement de toute une nation. Et c’est là tout l’intérêt de l’intrigue: éveiller l’angoisse et la peur car dans le monde réel, les hackers ont déjà officié, jamais à cette échelle mais qui vous dit que la fiction ne rejoindra pas incessamment la réalité?

Voilà, si vous voulez passer un parfait moment flippant avec du cyber terrorisme, lisez Le président a disparu.
Si vous ne pouvez passer outre un peu d’angélisme pro-américain, allemand et israélien, laissez-le chez votre libraire!

Citations…

« Je suis du côté des gens qui travaillent dur pour protéger notre pays! Des gens qui ne sont pas obsédés par leur plan de carrière et qui ne courent pas après les honneurs. Et qui ne peuvent pas se défendre quand ils sont sous le feu de la critique. Voilà de quel côté je suis! »

« Les médias savent ce qui est vendeur: le conflit et la division. Simple et efficace. Trop souvent, la colère et le ressentiment l’emportent sur la réflexion. Nos émotions trompent notre vigilance. Un discours enflammé et moralisateur, même sans fondements, aura plus d’impact qu’une allocution réfléchie et argumentée. »

« Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l’on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C’est la prérogative du pouvoir exécutif. »

« Peu importe vos convictions, monsieur le président de la Chambre, j’attends de vous le plus grand respect. Pas seulement pour moi, mais pour tous les hommes et les femmes qui consacrent leur vie à combattre le terrorisme et à protéger notre pays. Nous ne sommes pas parfaits, nous ne le serons jamais. Mais nous faisons tous de notre mieux. »

Blog Note 4

The Bear Memoria

4 réflexions au sujet de « Le président a disparu – James Patterson & Bill Clinton »

    • C’est fou ce que certaines images collent à la peau, hein! 😉 Pas de ça dans ce roman, il n’a pas eu le mauvais goût d’évoquer cette anecdote lamentable! 😉

  1. Par curiosité je tenterai le coup, le Bill doit être pas mal rancardé sur les rouages de la maison Blanche ; à moins que seules les stagiaires l’intéressait… oui, je sais coup bas (et j’assume).

    • Aimant les romans de géo-politique et d’espionnage, je n’ai pas appris grand chose de plus sur les rouages de la maison Blanche, j’ai eu l’impression davantage d’une volonté de redorer le blason de l’homme à la tête d’un pays. Il ne faut pas se voiler la face, la Monica a entaché définitivement le personnage… non pas qu’il ait été exemplaire par ailleurs de toutes façons! 😀
      Malgré tout, j’ai beaucoup aimé l’intrigue et, à ce titre, j’espère que tu apprécieras la lecture! Je surveillerai ton avis! 😉

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