L’irrésistible histoire du Café Myrtille – Mary Simses

Mary Simses - L'irrésistible histoire du Café Myrtille (2018)

Mary Simses – L’irrésistible histoire du Café Myrtille (2018)

blognote 3

4ème de couv’…

Ellen Branford, ravissante avocate new-yorkaise, se doit d’exaucer le vœu qu’a formulé sa grand-mère avant de mourir: retrouver son amour de jeunesse et lui remettre sa dernière lettre.

Ellen part sur la route, pour s’arrêter à Beacon, petite ville côtière du Maine. Alors qu’elle explore les lieux, elle manque de se noyer – une mésaventure qui fait d’elle une célébrité locale et la pousse littéralement dans les bras d’un certain Roy.

Et tandis qu’elle lève le voile sur le passé de sa grand-mère et qu’elle poursuit sa quête, Ellen comprend qu’elle n’aura pas assez d’un séjour de vingt-quatre heures. Mais lorsque son fiancé vient jusqu’à Beacon à sa rescousse, la jeune femme doit repenser la vie qu’elle veut vraiment avoir…

Mon ressenti de lecture…

Ellen vient de perdre sa grand-mère dont la dernière volonté est de transmettre une lettre à son amour de jeunesse. Elle quitte donc New-York pour Beacon, dans le Maine, à la recherche de ce mystérieux Chet.
Une vie s’est éteinte mais celle d’Ellen semble alors s’éveiller…

C’est un roman sans prétention qui utilise tous les codes du genre de la comédie romantique: le choc « culturel » ou de classe apparente, des situations cocasses, une attirance et le changement de cap dans les projets très arrêtés de l’héroïne.

Là, Ellen est une pure citadine qui, comme sa mère et son fiancé, porte un regard un brin méprisant et dédaigneux sur la vie en semi-ruralité. Ces campagnards qui ne savent pas ce qu’est un centre d’affaires, une petite ville que l’on peut arpenter à pied, un hôtel boudé par la wifi et qui, ô Mon Dieu, ne possède pas de SPA, des loisirs qui semblent se limiter au jeu de fléchettes dans un bar…
Diantre, quelle hérésie pour ces citadins à l’emploi du temps trépidant, attachés à leur BMW comme à la marque de leurs fringues, passant leur temps à faire de l’argent et fréquenter les endroits huppés et en vogue, à refuser la cuvée du chef au restau.

Choc des cultures, donc, prêtant à sourire par bien des décalages dans le comportement des personnages!
Mention spéciale pour Hayden, bénéficiant des soins, sans le savoir, du vétérinaire du coin, pour son horrible blessure le clouant fatalement au lit, le pauvre doudou!
Ce face à face est bien évidemment symbolisé par le combat de coqs entre Roy et Hayden, les deux mâles de l’histoire. L’un est maniéré, avocat briguant une carrière politique, issu forcément d’une famille aisée alors que l’autre est obligatoirement un manuel, simple et chaleureux.
Mais les apparences sont bien entendu souvent trompeuses et le plus beau parti n’est pas celui qui présente a priori le mieux.

Et la miss Ellen, en partant sur les traces du passé de sa grand-mère, va tout doucement, après avoir succombé aux charmes de deux doughnuts aux pommes et d’un certain charpentier local, s’apercevoir que la vie trépidante new-yorkaise ne revêt pas le même attrait de ce qu’elle découvre au fil des jours. Est-ce l’appréhension du futur mariage en grandes pompes et d’un avenir sous les feux des projecteurs qui l’effraye? Ou une volonté plus profonde et durable que le passé de sa grand-mère créé.
Ces manières de citadine au dédain facile sont agaçantes et c’est volontaire pour mieux appréhender le changement qui s’opère en elle pour aborder une version améliorée d’elle-même et de son futur.

J’avoue que j’avais quelques attentes sur le secret familial de sa grand-mère, histoire de compenser avec l’amourette annoncée qui n’auront pas été comblées. Mais ce n’est pas très grave, tant l’ensemble est sympathique, avec un happy end convenu et plaisant.

Avec une plume d’auteur agréable, des personnages attachants et un cadre gourmand et bucolique, ce roman a donc répondu à mes attentes de lecture-détente sans aucune prise de tête. Mais bon… j’ai envie de myrtilles maintenant!

Citations…

« La chose la plus importante de toutes (…) c’est la composition, ce que ton œil choisit de photographier. Ce qui doit rester, ce qui doit sortir.
(…) Quand tu regardes dans ton viseur, tu dois savoir ce qui fait sens. Tu dois te demander s’il y a un meilleur angle pour observer la scène qui est devant toi; une manière plus intéressante, ou à laquelle tu n’aurais pas encore pensé. Il y a tant de façons différentes de regarder la même chose (…). »

« Je n’avais jamais été douée pour accepter l’aide d’autrui et, par une étrange règle inversement proportionnelle, plus la situation était extrême, plus il m’était difficile d’accepter quelque secours que ce soit. Ma mère aurait dit que c’était la faute de notre vieille lignée yankee. Hayden aurait répliqué que c’était juste de l’orgueil mal placé. »

Blog Note 3

The Bear Memoria

 

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