Le cas zéro – Sarah Barukh

Sarah Barukh - Le cas zéro (2018)

Sarah Barukh – Le cas zéro (2018)

blognote 3

4ème de couv’…

Tout commence par un cas. Incompréhensible et inquiétant. Une série de symptômes incohérents et d’une gravité extrême.

Laurent Valensi, médecin à l’hôpital Saint-Louis, ne sait comment soigner son patient, un certain Ali Benyoussef.

Déchiré entre sa famille qui veut le protéger d’une éventuelle contamination et un chef de service sans scrupule, il se lance dans une course contre la montre.

En dépit de ses doutes, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur lui, il va se battre pour sauver cet homme
et faire éclater la vérité: si ce patient était le cas zéro de la terrible épidémie qui fait rage aux Etats-Unis et que l’on appelle « le cancer homosexuel »?

Mon ressenti de lecture…

Aïe aïe aïe… Ravie d’avoir été sélectionnée pour cette Masse Critique spéciale, j’ai eu le malheur de tomber sur le trailer du roman qui s’imposait obstinément sur une de mes applications…
Ce fut la fin… musique entêtante du générique Véronique & Davina, Récréa 2 et j’en passe… Horreur, réaction allergique, il a fallu que je vois le décompte Babelio devenir peau de chagrin pour que j’ouvre le roman!

Je regarde les trailers quand je cherche un film ou une série alors merci, non, pas pour des romans, laissez-moi créer mes propres images. C’est un des avantages de la lecture, non?!? Ne pas subir le diktat d’images imposées! Bref, autant vous dire que ma lecture n’a pas débuté dans la joie et la bonne humeur mais heureusement que le roman n’est pas une rétrospective culturelle nostalgique!

Inspiré de faits réels, ce roman nous ramène à l’apparition du Sida (on ne parlait pas de Sida à l’époque mais de LAV) dans les années 80. Le patient zéro est la personne à la source d’une épidémie. La première personne a être infectée par un agent pathogène connu ou pas. Porteur sain ou pas, son identité est essentielle pour identifier le rayonnement d’une épidémie pour l’enrayer ou la contrôler.

Et ce patient, en la personne d’Ali Benyoussef, se retrouve à l’hôpital où exerce Laurent Valesi qui va prendre ce cas très à cœur. L’action se déroule sur une semaine donc autant dire que le rythme est plus que soutenu, que les journées sont inhumainement à rallonge et que tout le chambardement occasionnée par cette nouvelle maladie a été condensée en ces quelques 530 pages.

J’ai apprécié les différents aspects de l’intrigue, la vue d’ensemble de l’événement qui pourrait s’appliquer à n’importe quelle nouvelle pandémie.

La gestion de crise des personnels hospitaliers, entre serment d’Hippocrate et peur instinctive devant un mal inconnu potentiellement mortel, la volonté de savoir, d’identifier, de soigner, la contradiction entre l’attention au patient et la tentation de l’acharnement thérapeutique.
Le portrait des médecins est intéressant, entre devoir, travail et ego parfois démesuré ou humilité. La tâche n’est pas aisée, a fortiori quand le combat est sur plusieurs fronts, préservation de son intégrité personnelle quand la famille s’inquiète pour l’homme, quand le médecin est face à une maladie inconnue et la souffrance des patients, subit la pression des proches et de leurs attentes et doit aussi combattre une hiérarchie portée d’avantage sur la com’, le budget et l’administratif.

Avec Gabrielle, journaliste, nous avons le panel large des informations servies à la population, avec le risque de scandale sanitaire, la tentation toujours trouble de créer le buzz davantage que d’informer utilement, animer les braises des a priori, des peurs et des stigmatisations.

Avec Laurent Valensi, son ami Marc, chirurgien, ou Camille, jeune interne, l’auteur a su développer également leurs vies personnelles et les imbriquer dans l’intrigue. Perso, je me serais bien passée du gros cliché du médecin, marié, qui lorgne les courbes généreuses de Camille ou de Gabrielle, mais bon… on ne va pas chipoter.

J’ai apprécie également les réflexions liées à la religion et tout ce qu’on a pu entendre, à l’époque, lors de l’émergence de cette maladie. Par contre, j’ai trouvé un peu trop facile le choix du patient zéro, synthétisant l’ensemble des caractéristiques qui ont provoqué le rejet, le mépris et la condamnation d’une grande majorité des gens quand les informations sur les victimes ont transpiré.

Il fut un temps où je lisais beaucoup de thrillers médicaux. Temps révolu, certes, mais je n’ai pas retrouvé l’étincelle qui m’animait à l’époque et je n’ai pas eu un seul personnage auquel m’attacher et me raccrocher.
Peut-être est-ce dû au fait que mes souvenirs de l’époque restent frais, que le lecteur connaît le VIH et en sait largement plus, évidemment, que les protagonistes.
Mais je suis passée à côté de ce roman… la faute à un certain trailer aussi…

Citation…

« En réalité, il avait mis ses désirs de côté au profit d’une vie d’époux et de père. Il ne le regrettait pas. La plupart du temps… Dans les moments difficiles (…), il se mettait à rêver que quelqu’un renverserait tout, donnerait un coup de pied dans cette vie parfois trop prévisible. »

Blog Note 3

The Bear Memoria

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