Une enquête d’Adam Fawley T1 – Sous nos yeux – Cara Hunter

Cara Hunter - Sous nos yeux (2018)

Cara Hunter – Sous nos yeux (2018)

blognote 4

4ème de couv’…

Quelqu’un a enlevé Daisy Mason. Quelqu’un que vous connaissez.

Alerte enlèvement: la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents.
Elle était déguisée en pâquerette: elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu.

L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot…

Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux. Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater…

Mon ressenti de lecture…

Daisy, 8 ans, a disparu. Pire, personne ne lui a parlé durant cette soirée. Juste quelques vagues souvenirs de l’avoir vu gambader dans son costume de fleur.
L’enquête s’annonce ardue. Les enquêteurs sont sous tension, davantage encore quand il est question d’un enfant car on sait que les statistiques sont terribles: plus le temps passe et moins grande est la chance de retrouver l’enfant en vie…
Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de lire plusieurs romans sur un enlèvement d’enfant. Et à chaque fois, ce même thème « classique » censé faire pleurer dans les chaumières parce qu’on touche à un enfant, susceptible de servir du réchauffé et du « déjà lu », me surprend encore!
Les auteurs ont de l’imagination à revendre et c’est un régal!

Alors on le sait, quand un enfant disparaît, les cibles ne sont pas légion: femme en mal d’enfant, règlement de compte en famille ou un pervers. À partir de là, il faut le talent de l’écrivain pour balader son lecteur!

Et Cara Hunter réussit sans conteste à nous balader!
Une mère qu’on a envie de claquer dès les premières lignes, à vérifier sa coiffure dès qu’un journaliste montre le bout de son nez, qui prend le temps du tri sélectif des reliefs de la petite fête avant l’arrivée des policiers. Euh… M’dame… je crois que ta fille a disparu, non?!? Vous l’aurez compris, c’est avec ce genre de portrait qu’on en viendrait à souhaiter une Loi pour stériliser certains spécimens humains!

Le père en fait trop, il s’effondre, il en verse des torrents de larmes, il en sort des noms d’oiseaux et il transpire l’agressivité envers les enquêteurs.

Et que dire de ce pauvre Leo, guère plus âgé que sa sœur disparue, fermé, mutique et effrayé?

Quels sont les secrets abrités par cette famille? Daisy avait le chic pour laisser discrètement traîner ses oreilles, écouter, espionner, entendre ce qui ne regarde pas une petite fille de 8 ans… A-t-elle surpris le mot de trop?

Et l’affaire se corse lorsque les enquêteurs identifie, dans l’entourage de Daisy, un jeune homme mêlé dans une récente affaire criminelle dont les victimes étaient … de jeunes enfants…

Le tout est émaillé du relevé de quelques publications sur les réseaux sociaux qui commentent l’événement. Juste effrayant mais guère étonnant quand on connaît la rapidité avec laquelle la haine et le mépris humains s’expriment avec emphase et bêtise sur les réseaux sociaux et attisent le moindre événement venu apporter quelque récréation à des vies mornes et sans intérêt, ou quand les planqués de l’ordi vomissent avec délectation insultes et jugements à l’emporte-pièce!

L’intrigue est bien ficelée, le suspens est présent, les rebondissements sont discrets jusqu’au dénouement inattendu et surprenant. Au fil des pages, l’antipathie pour les uns ne cesse de grossir quand les doutes que l’on avait sur un des personnages s’effacent pour compatir sincèrement à son malheur, on craint le pire, on s’horrifie et on se résigne… Mais il ne faut jamais être trop sûr de soi avant la dernière page…

Alors je pourrais ergoter sur quelques détails restant obscurs, sur quelque personnage transparent qui occupe soudainement une place cruciale. Oui, je pourrais séquestrer la petite bête pour vous l’exhiber. Mais je lui laisse sa liberté car le dénouement est juste parfait!

Le deuxième volet des enquêtes d’Adam Fawley, In the Dark (titre original), ne devrait pas tarder et j’ai hâte car Sous nos yeux a été une bien agréable surprise pour un premier roman!

À suivre!

Citations…

« Les hommes, c’est comme une boîte de chocolats. Plus t’attends, plus t’as de chances d’en trouver un dégueulasse et plein d’alcool au fond de la boîte. »

« C’était « une belle fête », « une agréable soirée ». Et pourtant, à un  moment donné, une petite fille a disparu et personne ne s’en est rendu compte. »

« Mais savoir qu’un événement va arriver ne rend pas forcément les choses plus faciles lorsqu’il se produit. »

« Et je pense à Leo. Le garçon solitaire. Fantôme de sa propre vie. Il manque à l’appel. »

« Ce n’est pas le putain de sujet. Ce n’est pas parce que ta mère était un vieux chameau que tu dois te comporter comme elle. »

Blog Note 4

 

 

The Bear Memoria

22 réflexions au sujet de « Une enquête d’Adam Fawley T1 – Sous nos yeux – Cara Hunter »

    • Je n’ai jamais tenté les livres audio mais j’ai droit à de la diarrhée verbale tout le jour et m’est avis que je préfère lire dans le silence ou avec ma musique! Et puis je n’ai pas une voix douce et mélodieuse donc ce ne serait pas un cadeau pour toi et tu finirais par me frapper! :p

      • Non, pas envie de te frapper, je laisse tomber le livre audio lu par toi ! 😆

        La diarrhée verbale, j’en entend souvent ! Les esprits bas de plafond qui se lamente encore que les équipes de foot nationale ne soient pas composées à 100% de joueurs « vraiment » originaire du pays… L’équipe d’Italie composée de gens de couleurs, ça les hérisse, pour eux, ce ne sont pas des italiens… J’hésite entre le suicide pour moi ou le meurtre pour lui et son imbécile de bonne femme… :/

      • Ahahh! Je te comprends! Ce qui me hérisse aussi, c’est surtout parler pour ne rien dire, remplir l’espace de conneries ou de platitudes… Ça m’ennuie magistralement! 😮

      • Ce qui me hérisse, ce sont les conneries dites à la télé et que les gens reproduisent.

        Non, la voiture électrique n’est pas « propre » ! Les centrales nucléaires, ça pollue car les déchets seront encore là dans 100.000 ans ! Faut fabriquer les batteries, refaire des nouvelles voitures, alors qu’on en a un max, les batteries, faut des matériaux qui ne se trouvent pas ici, mais dans certains pays, qu’on exploite… j’ai souvent envie de grimper au mur !!

        Les platitudes, ça peut aller, avec certaines personnes, on sait causer de la pluie et du beau temps, mais pas avec toutes.

      • Aaarrfff oui, le coup des voitures électriques et consorts! Le produit fini se veut écolo et propre mais on oublie toute la chaîne derrière! C’est comme le tri sélectif, on pousse les citoyens à l’effectuer mais derrière, les mairies ne suivent pas, au final tu vois les éboueurs passer et mettre sans distinction les poubelles de toutes les couleurs dans la même benne. Il y en aurait à dire sur toutes ces contradictions qui émaillent notre quotidien et que les gens avalent sans réfléchir! 😮
        Ooohhh je sais être polie! Je ne vais parler de Nietzsche à la boulangère, le matin! :p

      • Le coup des sacs de couleurs dans la même benne à ordure, on a vu ça aussi à Bxl. Mais l’hypocrisie a encore de beaux jours devant elle et puisque les gens avalent toutes les conneries, ça va pas s’arrêter demain !

        La logique est rare…. demande à ta boulangère si elle a des grosses miches…

      • Aaarrfff je ne prends pas la baguette mais du pain aux noix! -_- Chuuttt, aucun commentaire sur les noix, je me fâche! 😉

      • Je ne dirai rien de graveleux, je me contenterai de le penser.

        Sinon, j’aime bien le pain au noix aussi et celui aux figues, avec du fromage, un régal !

      • Je pense donc… -_-

        J’aime aussi celui aux figues mais ma préférence va aux noix… ou alors la baguette aux graines de lin mais je n’en trouve plus et mon fait-maison n’est pas à la hauteur! 😮

      • Le lin, excellent pour le transit des chevaux ou pour les coliques ! Mais faut le laisser tremper longtemps, si mes souvenirs sont bons. Mes dadas n’ont jamais aimé :/

        Le pain aux noix, avec des fromages, c’est bon !! Mais j’évite les fromages de la grande distri au lait pasteurisé !

      • Plein de vertus dans les graines de lin, pour la tension, la dépression, le transit… etc… mais bon, avant tout, j’aime le goût! Je n’ai jamais fait tremper les graines! 😮 Mais c’est meilleur de les moudre, pour la digestion… mais je ne sais pas si cela s’applique à tes dadas! :p

      • Pour les dadas, faut que ça fasse trempette, sinon, pas digestible pour eux. Ça devient un peu gluant ensuite…. beurk ! 😀

        Dire qu’on peut quasi tout soigner avec des plantes, graines,… mais qu’on préfère aller au pharmacien ! :/

      • Toute la pharmacopée de base est tirée des plantes à la base. Les molécules ont été synthétisées depuis… Je suis très phytothérapie et je trouve dommage que le diplôme d’herboriste ait été interdit! 😮

      • Sérieux ?? interdit ? Merde alors. Du temps des anciens, grands-parents et autres, une rebouteuse soignait les bêtes et avait sorti d’affaire une vache qui avait infection au pied (si je me souviens bien) et que le véto conseillait d’abattre.

      • Après la WW2, en effet! 😮 Inutile de te dire qu’il ne doit en rester qu’un nombre très réduit! 😮 Dommage car avant d’aller voir le toubib pour mes migraines, je passais par la phyto et c’était très bien. Maintenant, tu peux toujours acheter les plantes séchées, ou les racines, ou les fleurs mais ta petite mixture, tu te la fais seule au juger… Il y a toujours des rebouteux, des coupeurs de feu.. il faut les connaître! 😮 Je ne dénigre pas les véto et les médecins, beaucoup font un travail formidable mais disons que je préfère les recettes de grand-mères pour les petits bobos. par exemple, j’ai fait disparaître une vilaine verrue plantaire avec simplement de l’ail… je préfère à la neige carbonique! 😉

      • Les hôpitaux pour grands brûlés ont les numéros des coupeurs de feu. j’en connais un, j’ai le tel d’un autre. Me suis faite signer des verrues aussi, mon père sont zona, je me fais partir les poireaux et j’ai réussi aussi avec mon cor au pied, avec même formule que les poireaux. Un gérant de manège appelle une dame pour les coliques de ses chevaux, elle les signent aussi et ça marche.

        Faut y croire sinon ça marche pas.

        Quand on apprend que certaines personnes doivent bouffer des tonnes de médocs, et que, arrivées à l’hosto ou ailleurs, on leur supprime et que tout va mieux… on se demande si les industries pharmaceutiques ne poussent pas certains médecins à prescrire à tour de bras :/

      • Je l’ai constaté avec mon grand-père qui allait voir le toubib pour quelque chose, avait des médocs et c’était autre chose qui se détraquait après. J’étais jeune mais déjà suspicieuse à propos de la médecine par médocs! Ma grand-mère soignait efficacement ses cors avec des feuilles de saules, les verrues avec de l’ail et j’en passe. Donc oui, faut y croire et avoir un toubib intelligent qui ne traite pas les symptômes mais la personne entière. -_-

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