On se reverra – Lisa Jewell

Lisa Jewell - On se reverra (2018)

Lisa Jewell – On se reverra (2018)

blognote 4

4ème de couv’…

Les souvenirs, c’est comme les cadavres: tôt ou tard, ils refont surface.

Qui est cet homme assis sur la plage en pleine tempête, sur le lieu d’un crime commis vingt ans plus tôt?
Il n’a pas de nom, pas de manteau, et a perdu la mémoire.
Alice prend l’inconnu sous son aile et décide de l’héberger, sans savoir qu’il va bouleverser sa vie à jamais.

Au même moment, dans la banlieue de Londres, Lily attend en vain le retour de l’homme qu’elle vient d’épouser et dont la police tarde à signaler la disparition.
Parviendra-t-elle à retrouver celui pour qui elle a tout abandonné? 

Mon ressenti de lecture…

Alice ne peut s’en empêcher! C’est un bon samaritain, elle recueille les chiens errants… bon, en l’occurrence, c’est un homme. Un homme qui adore la pluie puisqu’il n’a pas bougé de la plage de la journée! Quels sont ses secrets? Les connait-il même alors qu’il ne sait même pas son nom? En tout cas, Alice n’est pas insensible à son charme!
Et cet homme disparu à Londres que sa femme Lily recherche désespérément?
L’inconnu de la plage et le mari de Londres sont-ils une seule et même personne?

Ce roman à suspens est une agréable surprise à mi-chemin entre un thriller et un Bridget Jones. Un mélange de romance avec une femme délicieusement déjantée, maman de trois enfants de trois pères différents, trois chiens, élevés dans un joyeux foutoir, et un terrible drame occulté des mémoires qui surgit au fil des flashs de l’inconnu de la plage.

J’ai adoré ces personnages!
Alice parce qu’elle est le portrait d’une femme passionnée, désordonnée, qui adore ses enfants mais semble incapable de faire les bons choix pour sa vie amoureuse, se laisse porter par ses désirs sans pour autant en oublier ses responsabilités parentales, est capable de commander des pizzas au pied levé comme de cuisiner pour son fils et sa flopée d’amis. J’aime cette femme rebelle, consciente de ne pas entrer dans la norme mais fidèle à elle-même.
Son amie, Derry, est bien présente pour la tempérer mais au bout du compte, Alice n’en fait qu’à sa tête.

L’inconnu de la plage rebaptisé Franck parce qu’il est paumé, c’est sûr! Parce que le mystère plane sur sa tête et sa mémoire! Quel homme était-il, quel est son passé? Est-il un honnête homme ou un assassin? A-t-il une famille? Peut-il se permettre de laisser des sentiments naître pour Alice et sa famille?
Le lecteur est chahuté, ne sait pas s’il a le droit d’éprouver de la sympathie pour cet inconnu, surtout quand le fil des recherches de Lily, à Londres, se déroule vers des révélations sombres et inquiétantes!

Franck est-il l’époux de Lily? Si oui, pourquoi ce faux passeport?

Lily donne l’apparence d’un personnage un peu moins sympathique. Déjà parce qu’elle se retrouve seule, isolée, déstabilisée sans la béquille de son charmant mari… donc ses pensées sont égocentriques. J’ai eu un peu de mal à éprouver de la peine pour cette femme qui a quitté sans hésitation son pays et sa famille pour un mariage ultra-rapide avec un homme dont elle ne sait en fait rien du tout.

Si les personnages sont bien campés, l’intrigue est intéressante. Certes on se doute de ce qu’il s’est passé vingt ans plutôt mais l’identité de l’inconnu n’étant que très tardivement découverte, le doute et le suspens vous poursuivent au fil des pages.
L’évocation de cet été avec Graham, Kirsty et de leurs parents est touchante. Le lien entre passé et les efforts de Franck pour le retracer est chargé en émotions et on aimerait qu’il ne souvienne de rien. Que sa mémoire s’efface à jamais…

C’est un roman sans prétention mais une excellente lecture, avec un équilibre entre les scènes cocasses et tendres et l’angoisse de la résurgence de la vérité passée.
J’en suis la première surprise au vu des autres romans de l’auteur qui n’entrent pas vraiment dans mon style livresque préféré mais j’en suis aussi la première ravie!
Je garderai donc un œil sur ses prochaines publications!

Citations…

« Alice sait qu’elle fait un peu tache à Ridinghouse Bay. Mais, soyons honnêtes, des taches, il y en avait déjà un bon paquet avant son arrivée. »

« Il voulait tuer cet homme. Le détruire. Le planter, le frapper, piétiner son crâne jusqu’à ce qu’il explose, shooter dans sa tête et sa poitrine, l’écraser, le lapider, le décapiter, l’estropier, le mutiler jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un tas informe de chair et d’os. »

« En fait, il avait peur pour elle et ressentait une sorte de dégoût mêlé de tendresse. Du dégoût d’être un homme, d’avoir tant de fois pensé des choses horribles d’une fille, de ses instincts primaires, de ses pulsions animales irrépressibles et de ses pensées vicieuses. Du dégoût en sachant que les autres hommes regarderaient maintenant sa petite sœur en pensant ces choses-là.
Et de la tendresse, car elle ne savait rien de tout ça. »

Blog Note 4

The Bear Memoria

 

 

 

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