À la lumière du petit matin – Agnès Martin-Lugand

 

Agnès Martin-Dugand - À la lumière du petit matin (2018)

Agnès Martin-Dugand – À la lumière du petit matin (2018)

blognote 4

4ème de couv’…

À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié.

Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter.

Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher…

Mais ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre?

Mon ressenti de lecture…

J’étais impatiente de découvrir le dernier né d’Agnès Martin-Lugand. Tellement que je l’ai lu en une soirée! Impossible de le lâcher avant la fin.

Hortense souffre de la perte de ses parents qui s’aimaient tant qu’il était inenvisageable que l’un quitte la vie sans l’autre. Ses deux êtres d’exception étaient tout l’un pour l’autre mais cet amour ne les a pas empêchés de tout donner à leur bébé miracle: de l’affection, de l’attention et toute latitude pour s’accomplir et être elle-même.
Et pour Hortense, son univers, c’est la danse.
La danse… et Aymeric.
Mais Aymeric est marié et si son rôle de « l’autre » semble lui convenir, Hortense sent qu’il n’en est pas de même pour ses amis.
Et un jour, on trébuche… Et un jour, les yeux se dessillent…

Hortense est une femme indépendante mais elle n’est pas sans fêlures. Elle a énormément de mal à reprendre le contrôle de sa vie après le décès brutal de ses parents. Quand on a été élevé dans un cocon d’amour, n’est-il pas logique de souhaiter la même chose pour soi. Et même si ce n’est pas la panacée, elle semble heureuse dans son « couple ». Mais l’existence est parsemée d’écueils et l’important est de se relever et d’aller de l’avant…

J’ai tardé à éprouver de la sympathie pour Hortense et sa qualité de maîtresse n’y est pas étrangère. Parce que mon jugement personnel est dur sur les situations d’adultère et que, par ce fait, les petits soucis d’Hortense n’ont pas trouvé écho en moi. Comme disait ma grand-mère: « Comme on fait son lit, on se couche. » Je sais, c’est cynique mais c’est plus fort que moi, je ne crois absolument pas en un amour véritable et sain quand l’adultère pointe son nez.
Et le personnage d’Aymeric est totalement antipathique par ses exigences et autorité de mâle alpha! Mais il sait y faire avec son charme manipulateur et Hortense succombe toujours et encore…

Heureusement, au fil de l’histoire, Hortense va être malmenée, douter, déprimer. Elle aura envie de baisser les bras et puis, tout doucement, elle se reprend, réfléchit à ce qu’elle veut réellement pour son avenir. Et quand nous quittons Paris pour un bol d’air dans le Lubéron, là, j’ai appris à apprécier Hortense. Et souhaiter le meilleur pour elle.

J’ai apprécié l’amitié tissée entre Hortense, Bertille et Sandro, ses associés parisiens, et Cathie et Mathieu, ses amis du Sud. Une amitié qui s’exprime tout en délicatesse pour les uns et parfois brutalement pour les autres. Mais les amis sont là aussi pour appuyer là où ça mal. Hortense en fait la douloureuse expérience mais n’est-ce pas pour son bien?
Tout comme son mentor, le vieil Auguste, autoritaire et bourru, mais qui répond toujours présents pour ces « petits »!

Et que dire d’Élias? Bien entendu je suis tombée sous le charme de cet homme cassé, réfractaire à tout contact humain, engagé dans une lente agonie, dans une fuite en avant solitaire! Mais on ne lui laissera pas le choix…

Dans ce roman, Agnès Martin-Lugand nous livre une magnifique histoire d’espoir. Il est toujours temps de stopper la course folle du quotidien, de bousculer ses habitudes, de se poser, de réfléchir avant de repartir. Il n’y a pas d’âge pour changer de route au cours du voyage de la vie. Il n’y a pas d’âge pour poser des bagages encombrants, pas de date de péremption pour se nourrir de bonheur et de joies.

Est-il nécessaire de vous le dire? Aujourd’hui, À la lumière du petit matin, le monde m’est apparu un peu moins moche…

Citations…

« Certains actes en apparence non intentionnels se révèlent (…) parfaitement motivés et déterminés par des raisons qui échappent à la conscience.
Sigmund Freud. »

« De toute ma vie, je n’avais jamais imaginé que je ne pourrais plus danser. Inconcevable. Me retirer la danse, c’était me retirer de moi-même. Aspirer de mon corps ma substance, la raison même de mon existence. Sans la danse, j’étais une coquille vide. »

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Retrouvez ICI la bibliographie d’Agnès Martin-Lugand avec le lien pour mes avis de lectures sur tous ses romans (oui, tous!)

The Bear Memoria

 

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