Une proie si facile – Laura Marshall

Laura Marshall - Une proie si facile (2018)

Laura Marshall – Une proie si facile (2018)

blognote 3

4ème de couv’…

Maria Weston demande à devenir ton amie.

Et si c’était ça, l’origine de tous les problèmes?
Au collège, déjà, Maria Waston cherchait désespérément à être admise dans le cercle très fermé des filles les plus populaires de l’école. Mais les rumeurs précédant son arrivée en cours d’année avaient ruiné tous ses espoirs d’y parvenir. Pire encore, elle était devenue la victime facile de leurs manigances.

Quand Louise reçoit un jour une demande d’ajout d’ami émanant du compte Facebook de Maria, elle est horrifiée…
Car Maria Weston est morte vingt-cinq ans plus tôt.

Alors que Louise a mis des années à enfouir le souvenir de cette fille tout au fond d’elle-même, l’invitation et les messages inquiétants qui s’ensuivent font d’un coup resurgir le passé.

Tout comme le secret de Louise, si intimement lié à la disparition de sa camarade.
Un secret qui, révélé au grand jour, pourrait bien détruire sa vie.


Mon ressenti de lecture…

Louise est une maman divorcée qui doit jongler avec son enfant, un ex dont elle a du mal à se détacher et la gestion de son entreprise. Un quotidien bouleversé par une demande d’amie peu banale sur Facebook. En effet, Maria est morte depuis 25 ans. Comment peut-elle demander qui que ce soit en amie sur un réseau social?

Et Louise se replonge avec appréhension dans son adolescence dont elle souhaiterait bien effacer quelques phases bien peu glorieuses!

Aaahhh les réseaux sociaux et les profils trompeurs, la nostalgie d’épousseter d’anciennes amitiés ou le sentiment revenchard pour les inimitiés qui auront laissé quelques cicatrices chez les adultes que nous sommes devenus! Est-il toujours bon d’ouvrir une porte grinçante, entoilée de poussière?

Louise, elle, ne peut résister.

Et entre passé, fin des années 80, et aujourd’hui, rien n’a changé au lycée! Il y a toujours la popularité des uns, la marginalisation des autres, le paraître qui prime sur l’être en vibrant sur la fragilité de la jeunesse, les jalousies superficielles et la cruauté mesquine.
Nan, rien n’a changé, l’auteur nous le démontre avec les soucis de la fille de son amie Polly et ce qu’elle-même a fait subir à Maria en son temps. Et même si le harcèlement scolaire a changé de forme avec l’avènement du net et des smartphones, les dégâts sur un ado fragile sont malheureusement parfois fatals.

En abordant ce sujet délicat, Laura Marshall essaye de nous prouver également que les souvenirs d’adolescence nous poursuivent toute notre vie. Nous le voyons bien avec Louise qui retrouve ses « réflexes » d’antan lors de retrouvailles et son malaise à ne plus savoir ce qu’elle est. Elle a honte, elle a l’expérience de la vie, elle se répète qu’elle est devenue une personne « bien » mais un rien surgi du passé la bouleverse.

Avec le portrait de ses anciens camarades, comme celui de l’amie de Maria, Esther, par exemple, c’est aussi cette frontière perméable entre adolescence chaotique et vie sereine d’adulte qui ajoute à l’amertume du drame.
La vie lycéenne n’est qu’un passage qu’il faut traverser et ne grave en rien dans le marbre ce que sera l’avenir pour les victimes de harcèlement comme pour les bourreaux…
Mais chacun se retrouve avec le constat que les comptes ne sont jamais réglés.

Une proie si facile aborde un thème grave auquel nous sommes tous confrontés, par notre passé ou notre anxiété pour nos enfants, mais j’avoue ne pas avoir été captivée par ce roman. Un peu de trop redondances dans le sentiment de culpabilité de Louise, de longueurs et de faux suspense sur le silence de ses actes. « Ah mon dieu, si vous saviez, lecteurs, ce que j’ai fait! » Et le fait de répéter sans cesse qu’elle a changé, qu’elle est devenue quelqu’un de « bien » m’a fortement agacée, je dois le dire!

C’est dommage, je suis passée à côté de ces adultes meurtris, hantés par les souvenirs qui filtrent au travers des portes jamais totalement refermées du lycée…

Citations…

« J’ai passé tant de temps assise dans l’obscurité, à mentir aux autres et à moi-même. Maintenant la porte s’est ouverte – entrebâillée, mais ouverte. Et la lumière est en train d’entrer. »

« La fin de quelque chose est toujours le début d’autre chose, même si on ne le voit pas ainsi à ce moment là. »

Blog Note 3

The Bear Memoria

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s