La fille sous la glace – Robert Bryndza

Robert Bryndza - La fille sous la glace (2018)

Robert Bryndza – La fille sous la glace (2018)

blognote 3

4ème de couv’…

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l’éternité. La mort d’Andrea est un mystère, tout comme l’abominable secret qu’elle emporte avec elle…

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l’inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l’enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s’interroge: peut-elle encore faire confiance à son instinct?
Et si le plus dangereux dans cette affaire n’était pas le tueur, mais elle-même?

Sur la glace, aucun faux pas n’est permis.

Mon ressenti de lecture…

La DCI Erika Foster reprend du service après un drame professionnel et personnel: elle a perdu des hommes, dont son mari, dans une opération qu’elle dirigeait et qui a mal tourné. Fragilisée émotionnellement, décrédibilisée professionnellement, elle débarque de Manchester à Londres, pour prendre la tête de l’enquête de « la fille sous la glace ». Une enquête sur la sellette et sous pression qui ne sera pas aisée à mener.

C’est un premier roman et techniquement, c’est un bon polar qui respecte les codes du genre et dont la lecture est agréable. Mais personnellement, il ne m’a pas convaincue.

La raison principale? La DCI Erika Foster.

Alors qu’elle débarque dans une nouvelle équipe, elle la joue « bourrin ». Certes un mâle l’a prend tout de suite en grippe, compétition oblige, mais elle confond autorité et agressivité. Ce manque de finesse m’a agacée et agacée je le fus plus encore par la suite quand Erika bénéficie de la solidarité et du soutien de certains membres de l’équipe au point qu’ils mettent leur carrière en jeu. Scénario peu crédible à mes yeux.
Elle est frondeuse ou imprudente au point que je me suis même demandée si elle ne cherchait pas volontairement à mettre sa vie en danger et à attirer les inimitiés!
Un personnage qui se veut pugnace et volontaire mais qui n’a pas suscité chez moi d’empathie. Un manque qui a gâché ma lecture.

Par contre j’ai aimé son côté « instinctif » qui lui souffle que les apparences sont souvent trompeuses et que la vérité n’est pas aussi limpide qu’on voudrait bien le croire. Elle n’hésite pas à nager à contre-courant, avec un côté têtu et buté qui seront payants…

L’intrigue est certes bien ficelée mais conventionnelle. Oui, il y a des fausses pistes, des cold case qui viennent se greffer, des rebondissements mais aucune surprise à la révélation de la vérité. Le petit Poucet a manqué de pierres blanches au long du récit pour être réellement impliqué dans le mystère.

La psychologie du coupable n’est pas suffisamment étayée pour être angoissante au point que je suis restée froide devant la terreur qu’il inspire à d’éventuels témoins, morts de trouille à l’idée de devoir parler.

La fifille à son papa qui claque son fric à tort et à travers et part s’encanailler dans les bas fonds de Londres est un cliché éculé mais qui aura eu le mérite de mettre en exergue et d’analyser les pressions politiques et médiatiques subies par les forces de police quand la victime est un VIP. C’est dit, c’est dénoncé mais là aussi, sans trop de doigté. C’est dommage.

Je suis passée à côté de ce roman. Clairement. Peut-être suis-je devenue trop exigeante, mais ce polar manque de profondeur et d’originalité pour vraiment rester dans ma mémoire… Une lecture récréative mais pas palpitante.

Citations…

« Pas de badge, pas de pouvoir. Elle n’était personne. Juste une femme ordinaire qui espérait que quelque chose sorte enfin de ce trou. »

« Oui, elle était riche et privilégiée, mais elle a connu une mort atroce dans la terreur, le désarroi et la solitude. »

« Elles aussi ont connu une mort cruelle…
Si je vous dis tout ça, c’est parce que j’attends de vous que vous oubliez la position sociale de ces femmes. Que vous ne fassiez pas ce que nous faisons jour après jour dans ce pays: diviser les gens et les enfermer dans des catégories. Ces femmes sont nos égales, elles sont toutes des victimes et elles méritent toutes le même engagement de notre part. »

« Elle pouvait regarder sans flancher des cadavres, affronter en interrogatoire des délinquants sexuels violents, garder son sang-froid face à la menace d’un couteau, mais vivre dans le monde ordinaire comme un être ordinaire, être membre de la société… ça, ça lui foutait une trouille bleue. »

« N’en faites pas un mal plus mystérieux ni exotique qu’il n’est. C’est une folle, voilà tout. Une folle banale. Seulement, comme la famille a de l’argent et que son père est influent… »

Blog Note 3

 

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