L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor

Deborah O'Connor - L'enfant de mon mari (2018)

Deborah O’Connor – L’enfant de mon mari (2018)

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4ème de couv’…

Vous reconnaîtriez votre enfant entre mille, n’est-ce pas?

Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire: elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt.
Ces drames les ont rapprochés.

Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney.
Emmené sur place, Jason refuse d’y croire.
Mais Heidi n’en démord pas. L’intuition vire à l’obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple.
Jason lui cache-t-il quelque chose?
L’impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque? À qui peut-elle se fier? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout?

Mon ressenti de lecture…

Ayant lu récemment Une cruelle absence de Jenny Blackhurst et Le couple d’à côté de Shari Lapena sur ce même thème de la disparition d’un enfant, je voulais éviter une surdose en sollicitant ce titre sur NetGalley. Mais ma curiosité était titillée par la 4ème de couv’…
Et vous le savez bien: la curiosité est un vilain défaut!

Un couple improbable: Heidi est en deuil de sa petite fille alors que Jason cherche toujours, avec l’aide la police, à retrouver son petit garçon. Et pourtant, ils s’aiment.
Mais quand Heidi est persuadée de reconnaître Barney, au contraire de Jason, des tension naissent.
Qu’importe, Heidi est bien décidée à obtenir le fin mot de l’histoire.

Sa quête vire à l’obsession, aussi prégnante que celle d’avoir un nouvel enfant, perturbe son couple et met son activité professionnelle en faillite. Le jeu en vaut-il la chandelle?

Je vous le disais, la curiosité est un vilain défaut…

Le roman est très centré sur Heidi et le problème est que je n’ai ressenti aucune empathie pour cette femme.

Je n’ai éprouvé aucune émotion à l’évocation très factuelle du décès de sa fille. Son désespoir et sa peine, ainsi que l’horreur des circonstances du décès, ne transpirent à aucun moment, à mon sens.
La 4ème de couv’ parle d’un « impossible » deuil mais je ne suis pas d’accord! Le coupable est connu, les circonstances du décès également et un corps a été enterré. Le deuil peut donc se faire. Difficilement, certes, mais il peut se faire.
Et de toutes manières, cette chère Heidi n’a pas su me transmettre sa douleur hypothétique.

Si sa volonté de creuser la piste de cet enfant entrevu dans cette boutique part d’un sentiment louable, qu’on peut penser qu’elle entreprend des recherches par amour pour Jason, son époux, et si sa maladresse est touchante, les moyens utilisés pour arriver à ses fins m’ont agacée et son manque de considération pour Jason est aussi léger que ses mœurs.
Pour ceux qui ont lu ou liront ce roman, pensez à la scène de la chambre d’enfant ou sa relation avec Tommy et on en reparle! ^_^

Ce roman m’intéressait par nous avions en présence deux personnes touchées par la disparition de leur enfant. L’un par le deuil, avec tout le cheminement de reconstruction possible alors que l’autre est sans cesse habité par le doute, l’espoir, la résignation et surtout l’ignorance. L’absence de l’enfant est inexpliqué et le deuil ne peut donc se faire. J’étais intéressée par ses deux aspects au sein de ce couple atypique mais je suis restée sévèrement sur ma faim.

Parlons-en de la fin, justement!

Alors l’épilogue, là, franchement, je dis « non »!

Je veux bien être tolérante sur bien des choses mais il y a des limites!
Le choix de Heidi est totalement contre mes valeurs et c’est une ignoble trahison à double titre!
Heidi n’a aucune qualité pour prendre la décision qu’elle a prise et qui pèse lourdement sur l’existence de plusieurs personnes et, de surcroît, elle s’engage dans un futur de mensonges avec son mari! Au sujet de Barney mais aussi sur sa future nouvelle paternité, et ce, sans aucun problème pour sa conscience. Ses actes sont condamnables, voire criminels. Alors je dis « non ».

Et quid de l’envoi de ce mail anonyme à Mark, le journaliste? Mystère!

Bien entendu, c’est un roman qui se laisse aisément lire, un peu bancale par moments mais cette chute a gâché réellement mon ressenti qui était relativement positif jusque là. La lecture est subjective, mon avis est très personnel, donc que cela ne vous empêche quand même pas d’être tenté!

Citation…

« La disparition d’un enfant défie toute logique rationnelle et vient ranimer nos peurs les plus obscures. La peur que, même si l’on fait tout pour protéger ceux que l’on aime, quelqu’un ou quelque chose les arrachera peut-être à notre affection sans que nous puissions rien y faire. »

Blog Note 3

 

5 réflexions au sujet de « L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor »

    • Je suis bien d’accord. Je ne cessais de lui trouver des excuses tout le long, la traitant de « bonde irresponsable » mais le couperet est vraiment tombé avec la chute! 🙂

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