Seulement si tu en as envie – Bruno Combes

Bruno Combes - Si seulement tu en as envie (2016)

Bruno Combes – Si seulement tu en as envie (2016)

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4ème de couv’…

Il l’attend depuis toujours…elle ne l’a pas vraiment oublié!

Ils se sont connus à seize ans, sur les bancs du lycée d’Arcachon, puis chacun a fait sa vie de son côté.
Camille est devenue une brillante avocate parisienne, Stephen vit de sa passion des livres entre Londres et Paris.

Ils n’auraient jamais dû se revoir, mais le hasard en a décidé autrement.

Les souvenirs s’entrechoquent, laissant apparaître les failles de l’attente et du désir.
Leur histoire aurait pu être banale, jusqu’à ce que Camille découvre les pages blanches du « manuscrit inachevé ».

Mon ressenti de lecture…

Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir cet auteur et démarrer ce roman un 31 Décembre alors que j’avais besoin d’une lecture « fell-good », histoire de ne pas perdre totalement foi en l’Homme, était le moment idéal.

Un amour de jeunesse donne de ses nouvelles après près de 30 ans de silence. Stephan n’a jamais oublié Camille et si chacun d’eux a suivi sa propre voie, ces retrouvailles vont bouleverser les certitudes de l’un et de l’autre.
Et, à la croisée des chemins, quelle direction choisir?

Je suis tombée sous le charme de la plume de Bruno Combes, spécialement de ses petites phrases de tête de chapitre qui trouvent un écho immédiat en moi. Il a cette manière simple, efficace et emplie d’émotions de raconter les sentiments et les doutes.

C’est un conte de fées moderne, d’un romantisme assumé, mais qui ne m’a pas totalement transportée sur les nuages.

Pourtant, j’ai adoré le personnage de Stephen. Un homme qui vit de sa passion, les livres; cabossé par la vie, la perte de sa femme dans un tragique accident, le laissant seul avec une petite fille; et fidèle à un amour de jeunesse. C’est un homme bon, simple, amoureux. Un homme qui a su créé un lien très fort avec sa fille. Un homme qui est prêt à tout pour conquérir le cœur de son amour d’adolescence.

Par contre, je n’ai pas du tout accroché avec Camille. Elle a construit une existence confortable, entre une famille bourgeoise et étriquée et son cabinet d’avocats créé avec son époux. Elle a deux enfants qu’elle voit peu, une gouvernante pour prendre le relais du quotidien, un métier prenant et un mari toujours amoureux mais terriblement maladroit et trop peu démonstratif. Belle situation à tous niveaux mais elle est insatisfaite.
Je ne l’aime pas Camille. Et déjà, dans la 4ème de couv’, avec le « elle ne l’a pas vraiment oublié », elle ne m’était pas très sympathique.
Son histoire illustre la crise de la quarantaine qu’elle nie pourtant farouchement. Elle a envie d’autre chose mais ne veut pas lâcher son petit confort. Elle a la vie facile et son choix sera celui de la facilité. Elle prend, Camille, elle prend mais ne donne pas grand chose au final…
Le courant n’est pas passé avec elle!

Heureusement que Stephen est là pour apporter des sentiments, du rêve et de l’évasion.
Heureusement que les mots de l’auteur me touchent.

Et si, au final, ce n’est pas un coup de cœur, je compte bien ajouter les autres romans de Bruno Combes à l’édifice pharaonique de ma PAL!

Citations…

« Il y a deux façons de considérer les épreuves que la vie place sur notre chemin: comme un malheur ou comme une expérience.
Le malheur nous enferme dans la tristesse et le déclin, nous devenons notre propre esclave et plongeons dans le renoncement.
Nous pouvons aussi entrevoir une petite lumière qui scintille au milieu des pleurs et des doutes. Entretenons cette flamme qui un jour, à force d’espoir et de patience, deviendra un magnifique lever de soleil. »

« Aujourd’hui est le plus beau jour de notre vie, car hier n’existe plus et demain ne se lèvera peut-être jamais.
Le passé nous étouffe dans les regrets et les remords, le futur nous berce d’illusions. Apprécions le soleil qui se lève, réjouissons-nous de le voir se coucher. Arrêtons de dire « il est trop tôt » ou « il est trop tard »; le bonheur est là: il est l’instant présent. »

« Nous sommes condamnés au bonheur obligatoire, l’expression de tout autre sentiment serait un aveu de faiblesse. Nous n’osons pas affronter qui nous sommes réellement. Notre existence suit alors un chemin d’épanouissement simplement acceptable jusqu’au jour où le chemin se sépare en deux: et là, le choix devient inévitable! »

« Nous avançons dans la vie comme des funambules, persuadés que le temps nous aidera à mieux maîtriser notre équilibre sur la corde tremblante de l’existence.
Il nous semble que rien ne peut dérégler l’horloge que nous remontons avec délicatesse chaque matin, chaque mois, chaque année.
Un jour pourtant, en un instant, tout bascule; nous ne le savons pas encore, mais plus rien ne sera comme avant: le funambule tombe et l’horloge s’affole. »

« Les choses les plus anodines peuvent parfois changer une vie.
Un message, un appel et tout eut basculer. Nous devenons les spectateurs de notre destin qui s’évade. La valeur d’un instant devient alors d’une infinie richesse. »

« D’ailleurs, pourquoi oublier? L’oubli, c’est la porte ouverte vers le néant, le « plus rien ». »

« Cette part de rêve que chacun porte en soi, doit-on la vivre? Dès que les rêves basculent dans la réalité, ils s’envolent.
La frustration devient alors un fragment de bonheur, comme si l’attente était plus belle que la rencontre. »

« La plupart du temps, la vie s’écoule paisiblement, les jours passent à l’infini comme une éternelle répétition. Nous ressentons de la joie, de la tristesse, du bonheur, de la nostalgie, de l’amour parfois, tous ces sentiments éphémères qui nous font sentir que l’on existe.
Et puis, il y a des jours qui ne ressemblent à aucun autre. Une rencontre, une parole, un simple regard nous changent à tout jamais. »

« Camille perdait le contrôle avec délice et terreur, mais elle partait vers l’inconnu avec un indéfinissable bonheur. »

« Il n’avait jamais osé la recontacter de peur d’affronter l’évidence de l’oubli, et avait préféré rester avec cet espoir insensé que l’occasion de la revoir se présenterait. Au fond de lui, il savait que ce n’était, sans doute, qu’une illusion, mais il avait besoin de poursuivre sa route; peut-être qu’un jour, le mirage se révélerait être la réalité.
Mais le hasard peut parfois bouleverser une vie. »

« Les cœurs anesthésiés battent plus longtemps que les autres; réguliers, sans à-coups, ils se font oublier.
Ils ont trop souffert pour se réveiller, ils contrôlent la survie d’un corps inanimé de désir, incapable de se sentir vivant.
Sans espoir, ils évitent les plaisirs et les chagrins, et se noient dans la longue agonie de la routine de l’existence. »

« Elle pensait que c’était mieux ainsi, et qu’une intoxication chronique à coups de calmants et de somnifères valait mieux qu’un mal de vivre bien trop difficile à porter. »

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