La cible était française – Lee Child

Lee Child - La cible était française (2017)

Lee Child – La cible était française (2017)

4ème de couv’…

Émoi dans tous les services de sécurité du monde: un inconnu vient de tirer sur le président de la République française à Paris, et la balle est américaine. Le sniper a touché l’écran de protection à la distance phénoménale de 1 400 mètres et l’avertissement est clair: la prochaine fois, ce sera au sommet du G8. Et Dieu sait combien il y fera de victimes.
Mais qui est ce tireur d’élite? Seuls quatre hommes sont susceptibles d’avoir accompli cet exploit, et l’un deux, John Kott, est un Américain que Jack Reacher a fait mettre en prison quinze ans plus tôt. Aujourd’hui libéré, l’homme reste introuvable. Et c’est Jack Reacher que l’armée missionne en secret pour mettre la main sur le tireur.

Entre Paris et Londres, en tandem avec une jeune analyste, Reacher va se retrouver en butte à toutes sortes d’individus des services spéciaux russes, anglais et français, sans compter des assassins serbes et autres traîtres. Sa mission n’a jamais été aussi périlleuse.

Mon ressenti de lecture…

Tout d’abord, je remercie NetGalley et les éditions Calmann Levy pour l’envoi de ce roman! Ceux qui me suivent savent ô combien Lee Child est un de mes écrivains préférés et, pour preuve, j’ai tout stoppé dès réception pour me jeter dessus alors que j’avais quelques romans en attente avant celui-ci!

Que voulez-vous, je suis faible devant Jack Reacher! Je craque!

Dernier opus en date des aventures de Jack Reacher, donc. Et son épopée déborde largement des États-Unis car les Services Secrets israéliens, russes, anglais, français et américains sont sur la brèche à la veille du G8 qui doit réunir à Londres de belles cibles toutes gonflées de suffisance et d’importance. En effet, si un sniper a raté son coup à Paris, tout est écrit pour une réussite à Londres.
Jack Reacher connaît un des hommes soupçonnés et il devait un service à un ancien gradé de l’armée. Il n’en faut pas moins pour qu’il s’embarque dans cette dangereuse traque…

Comme d’habitude, juste le rappel de qui est Jack Reacher: ancien de la Police Militaire américaine, mesure plus d’un mètre quatre vingt dix, blond aux yeux bleus, avec toute la rigueur d’une vie passée dans l’armée et une conception pure de la justice, telle que la loi ne peut pas forcément l’appliquer, tout en muscles mais pas mal aussi dans le crâne. Il a quitté l’armée car elle ne pouvait plus rien lui apporter et depuis, il vadrouille au gré de ses envies. Mais il semble être un aimant à problèmes… sûrement à cause de la jalousie que sa liberté suscite… allez savoir! L’esprit vif et les muscles affûtés, Jack Reacher est un loup solitaire peu prolixe, se contentant d’un confort spartiate mais… faut pas le chercher!

Nous sortons donc des States, pour une fois, pour de la géo-politique internationale avec la coopération plus ou moins forcée entre les services de protections des « grands » de ce monde. L’auteur assène quelques vérités caustiques sur les services secrets des différents pays concernés, sans épargner le sien. Ce qui est assez jouissif à la lecture (voir le passage sur les AK 47, par exemple!).
Le jeu des alliances et des faux-amis internationaux ne lisse pas d’avantage l’image établie et lucide de l’hypocrisie politique qui règne sur nous autres, pauvres humains!
Jack Reacher, pur produit militaire américain, n’en est pas moins dupe et si des directives et obligations pleuvent sur sa mission, il n’en fera, de toutes manières, qu’à son idée et suivra son instinct.
Car un attentat peut cacher bien des desseins obscurs. L’intention première n’est pas toujours le fond du problème…

La traque d’un tueur joue au yo-yo entre action et attentes, observation, stratégie. C’est ce que j’aime chez cet auteur: l’équilibre entre détails posés sur chaque étape de la mise en place de ce qui sera l’action et l’excitation des moments de chaos.
Reacher est l’image même du héros rebelle, qui en impose, tant par son physique que son esprit toujours que le qui-vive et ultra réactif. Si le bonhomme est pragmatique avant tout et semble avoir un cœur d’iceberg, il n’en oublie pas l’humain et son besoin de protéger les plus faibles.
Il porte le deuil de ses erreurs, le poids de ses responsabilités, n’oublie jamais que chaque acte possède des conséquences parfois dramatiques. Et révéler les vérités mêmes dérangeantes ne lui fait pas peur.
Il est futé, met ses muscles au service de son cerveau, improvise parfois, s’adapte sans cesse et franchit toujours la ligne des apparences pour frapper au cœur du crime. Il n’épargne personne et surtout pas lui-même.

Encore une aventure trépidante, avec l’originalité de jongler avec les frontières et des personnages au jeu trouble. Une lecture excellente et vivifiante, tant naviguer dans le brouillard des agences de sécurité internationales est jubilatoire! Je me demande comment chacun y retrouve ses petits, au bout du compte!

La cible était française, vraiment?!?

Citations…

« Il entra dans le café, balaya la salle d’un œil impassible comme s’il avait un quart de seconde pour déterminer où se trouvait l’ennemi et où se trouvait l’allié avant d’ouvrir le feu. »

« L’infanterie endure tout un tas de saloperies. Les gars vivent dans des trous creusés dans le sol, ils ont froid, ils sont trempés, enfoncés dans la boue, affamés, ils s’exposent à des tirs au mortier, des tirs d’artillerie, de roquettes, à des bombes, au gaz, aux missiles, aux raids aériens et ils n’ont que du barbelé et des sacs de sable derrière lesquels tirer à la mitrailleuse, mais vous savez ce qu’ils détestent par-dessus tout?
— Les snipers.
— Exactement. La mort aléatoire, celle qui vient de nulle part,
n’importe quand, n’importe où et sans prévenir. À tout instant, tous les
jours. Sans répit. Le stress devient insoutenable. Certains en deviennent
fous, littéralement. »

« Le AK-47 est d’abord fiable, ensuite fiable, et enfin fiable, mais jamais précis. C’est une arme de proximité. Presque une arme de poing. De l’autre côté de la rue, du pâté de maisons, d’une rive à l’autre. »

« La vie humaine n’a aucune importance pour lui. Tout ce qui l’intéresse, c’est le résultat. »

« — Vous êtes un homme mort.
— Vous l’avez déjà dit. Ce n’est pas parce qu’on souhaite une chose qu’elle se produit.
Pas de réponse. Silence à l’autre bout de la ligne. Fin de l’appel. »

« Le clic discret d’un composant de précision provoquant une énorme explosion chimique, le recul, la balle entamant son très long trajet. Plus de trois secondes entières dans les airs, un millier, deux milliers, trois milliers, large d’un centimètre, comme un pouce, volant tel un missile, droit devant, uniquement sujette aux effets immuables de la gravité, de l’altitude, de la température, de l’humidité, du vent et de la courbure de la Terre. »

« Vous êtes du FSB ou du SVR?
— SVR.
À savoir Sluzhba Vneshney Razvedki, les services de renseignements russes. Comme la CIA aux États-Unis, la DGSE en France et le MI6 en Angleterre.
— Mais nous sommes encore du KGB en réalité, reprit-il. Mêmes ingrédients, nouvelle recette. »

Note: 5/5

Blog Note 5

Et retrouvez sur le blog: la bibliographie du Môssieur et mes précédents avis!
(liens ci-dessous!)

– Du fond de l’abîme
– Les caves de la Maison Blanche
– Des gages pour l’enfer
– Un visiteur pour Ophélie
– Carmen à mort
– Pas droit à l’erreur
Ne pardonne jamais
– Sans douceur excessive
– La faute à pas de chance
– Elle savait…
– Mission confidentielle: Les origines du mystère Reacher
– Coup de chaud sur la ville
– Jack Reacher Never go back

3 réflexions au sujet de « La cible était française – Lee Child »

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