Brutale – Jacques-Olivier Bosco

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Jacques-Olivier Bosco – Brutale (2017)

4ème de couv’…

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.

Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur.
Les responsables? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France.
Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils? Qui est cet « Ultime » qui les terrorise et à qui ils obéissent?

Face à cette barbarie, il faut un monstre.
Lise Lartéguy en est un.
Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne.
La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage.
Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

Mon ressenti de lecture…

Lise Lartéguy, 28 ans, lieutenant de police, BRB, Paris 17e… et son petit copain, un SIG SP, un 9mm semi-automatique, accessoire potentiellement létal de moins d’un minuscule kilo. Lise est un excellent flic mais elle a un petit problème, un tout petit petit problème… elle est violente… ultra violente, même sans son flingue, surtout sans son flingue!

A priori, ces pulsions sont coutumières dans la famille… Une famille de militaires, flics et gendarmes…

Elle a appris à gérer, Lise… le plus souvent…

Mais l’exercice de sa profession ne lui suffit pas à extérioriser toutes ses folles tensions. Alors, le soir venu, elle sort en quête d’actions, histoire de rétablir quelques injustices que la société a préféré ignorer… ou trop peu punir… Et le sang coule… un peu… beaucoup…

Elle peut paraître antipathique, Lise, avec son assurance, son corps de déesse, son intelligence et sa force…

Mais comment résister quand la miss connaît Le dormeur du val, mon poème préféré de Rimbaud? Hein?
Qu’elle a fort bon goût en écoutant, entr’autres, Julian Casablancas, Depeche Mode, Marilyn Manson, Billy Idol?
Qu’elle se balade aussi bien en voiture qu’en moto, sans respect des limitations?
Qu’elle ne se laisse marcher sur les pieds par personne de chez personne?
Qu’aucun danger ne la fait trembler? Qu’elle cogne plus fort qu’un mec?
Mais qui est tellement mignonne avec ses pantoufles rose!
Non, franchement, ce roman est redoutable! Lise est redoutable! Je n’ai pas pu résister!
Cette nana est au top!

Un personnage extrême, atypique, totalement borderline, à l’opposé de la majorité des personnages féminins livresques de ma connaissance, avec tous les attributs prêtés d’ordinaire à ses homologues masculins, mais qui n’oublie pas l’effet d’une belle paire de jambes…

On tremble à chaque page en se demandant si, ou quand, Lise va perdre le contrôle! C’est un électron libre, plein de fougue, de sauvagerie et de rage! C’est une bombe à retardement! Un rien peut la faire exploser, surtout quand ses pulsions chevillées au corps prennent le dessus. Mais elle a un cœur aussi et une sensibilité et une liberté qui la rendent terriblement attachante!

Elle en brise… non pas des cœurs… quoique… un personnage déjà connu des lecteurs de JOB va se laisser charmer… je ne vous dis pas qui… Donc, je disais qu’elle en brise des os, elle en verse du sang, mais respect, Lise. Je suis en admiration!

Alors oui, ce roman est principalement habité par un personnage, Lise.

Mais les autres protagonistes ne sont pas en reste, tous taillés dans une pierre brute, avec des caractères bien trempés. Et si Camille, le frère de Lise, gendarme de son état, semble terne dans l’ombre de sa sœur, il n’est pas aussi lisse qu’il y paraît!

C’est aussi un polar super dynamique, nerveux, speed, percutant.

Un cadavre exsangue d’une très jeune fille et le mitraillage sauvage d’un peloton de gendarmerie pensant simplement faire avorter un go fast lors d’un banal contrôle routier, vont mettre tous les services de police sur le qui-vive et sur la piste de redoutables trafiquants œuvrant entre France et Tchétchénie.
Le temps est compté… si les commanditaires quittent la France, bye-bye les arrestations et la justice. Et surtout, l’espoir pour Lise de retrouver sa nièce vivante, kidnappée par ces meurtriers, s’amenuise d’heure en heure…

Lise ne va pas hésiter à s’acoquiner avec une bande de braqueurs (bien connue de nous, lecteurs de JOB!) pour approcher le Mal… et essayer de le stopper! Mais l’Ultime, cet individu mystérieux, craint tout autant que vénéré, n’est-il pas hors catégorie pour Lise?

Un polar qui déménage, qui va à 300 à l’heure, avec une intrigue aux ramifications multiples, avec de l’action et tout autant de suspens, des perso super intéressants… le vieux polar pépère qui se traîne entre beuverie, propos salace et causeries avec des indic’ fumeux a pris un sacré coup de jeune… que dis-je, un lifting en profondeur!

La plume de JOB ne cesse de s’affûter, de roman en roman! Mais jusqu’où va-t-il aller? J’en suis déjà au max des étoiles de notation! Diantre!

Allez, filez vite chez votre dealer livresque préféré, perso, je n’ai qu’une hâte, retrouver Lise dans un prochain roman… Parce qu’une femme telle que Lise ne peut pas disparaître au bout de 400 pages! Im-pos-si-ble! N’est-ce pas Môssieur Bosco? Hein?

Citations…

« Le Monstre n’a plus que quelques pas à faire. Il ne pense à rien, il respire les mouvements des hommes dans la petite pièce, certains assis, d’autres debout à s’échanger une bouteille, ils parlent une langue inconnue. Ils crieront dans une langue inconnue. »

« Elle ravala ses sanglots, se forçant à y mettre un peu de rage, sans y parvenir. Son cœur gisait tel un animal blessé, battant faiblement derrière sa poitrine recouverte de taches de son. »

« Elle se concentra. Pour que cela passe, pour évacuer la frustration, le sentiment de déception, la rage au cœur qui la prenaient dans ces moments-là. Comme si son cerveau se découpait en deux parties. Dans l’une, soufflaient, grondaient et tremblaient la violence, le goût du sang et l’envie de frapper; dans l’autre, le calme plat de la concentration sur une tâche professionnelle qui arrivait à masquer, sinon à calmer, les pics de douleur qu’elle ressentait dans sa chair. Son cerveau émettait des signaux d’alerte et sa conscience prenait le relais en appliquant la procédure de secours. »

« Le Mal, on l’arrête. On ne le tabasse pas, on ne le calme pas, cela ne suffit pas. »

« N’oublie jamais, le Bien prend du plaisir à faire le Bien. Le Mal prend du plaisir à faire le Mal. »

« Il lui avait dit: «Le Bien, le Mal. Pour le reste, agis en Lartéguy.»
Se mettre en ordre de bataille, se renseigner, se protéger, savoir se replier.
Frapper fort et vite. »

« Elle ôta son casque, le remit sur le guidon et se précipita en courant vers le chaos et la désolation. »

« J’ai confiance en la PJ et dans les gendarmes, mais je connais aussi le système judiciaire. Les avocats qui savent faire libérer leur client en deux temps, trois mouvements. S’il s’agit bien de Russes, ils pourront s’expatrier et s’échapper, et tu resteras en danger. »

Note: 5/5

Blog Note 5

Et retrouvez sur mon blog, mon avis sur:

Et la mort se lèvera (2010)
Le cramé (2011)
Aimer et laisser mourir (2012)
Loupo (2013)
Quand les anges tombent (2014)

 

Et la bibliographie de Jacques-Olivier Bosco!

4 réflexions au sujet de « Brutale – Jacques-Olivier Bosco »

  1. « Des jeunes vierges vidées de leur sang », ok, ce n’est pas pour moi, je ne suis plus jeune et je suis sagittaire et pas vierge ! 😆

    Scrogneugneu, tu me fais noter ce livre !! Je vais jamais y arriver !! 😥

      • J’ai remarqué que tu avais adoré JOB (tiens, ça fait penser au livre de Job dans la Bible, non ?? mdr) et que tu le hurlais sur tous les toits ! 😆 Bon, yapuka le découvrir 😉

      • Je ne hurle pas Madame… je vocifère, je clame, je beugle ou j’abois, au choix! 😉 Et piii je reste juste sur mon toit à mouaaa! Mais je t’ai dit que j’adore la plume de JOB? 😮

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