Juste avant le bonheur – Agnès Ledig

Agnès Ledig - Juste avant le bonheur (2013)

Agnès Ledig – Juste avant le bonheur (2013)

4ème couv’…

Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché.

Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire.
Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne.
Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme.

Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu.

Mais au retour, un événement tragique survient.
Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie.

Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance.
La force des épreuves surmontées, l’espoir d’un nouvel amour, ainsi qu’une bonne dose d’intelligence et d’humour peuvent réussir ce miracle.

Mon ressenti de lecture…

J’ai connu Agnès Ledig avec Pars avec lui que j’avais beaucoup aimé. Et c’est tout naturellement que j’ai voulu découvrir les autres titres de cet auteur et notamment Juste avant le bonheur, dont j’avais de bons échos.

Et l’histoire d’une maman célibataire est un thème qui me parle énormément alors…

Alors… mon ressenti est mitigé.

Imaginer qu’une jeune maman va suivre quasiment aveuglément un étranger sur sa bonne mine pour avoir droit à quelques jours de vacances au bord de mer avec son petit garçon est quelque chose d’impossible pour moi.

C’est une situation surréaliste qui est le point de départ d’une histoire certes touchante et forte en émotions pour certains passages mais tellement peu ancrée dans ma réalité qu’une gêne m’a accompagnée tout au long de ma lecture. D’où la note moyenne de trois sur cinq.

Je suis arrivée à faire abstraction de cette gêne et j’ai préféré envisager ce roman comme un conte de fées moderne, même si des événements tragiques surviennent. Et là, oui, je me suis laissée gagner par l’émotion, par ces liens qui se tissent entre les êtres, qui accompagnent et nourrissent Julie au travers de ses épreuves et perturbe son destin pour le meilleur ou le pire…

En cela, l’auteur a rempli sa mission: transmettre les sentiments, les réactions, les émotions, malgré parfois un choix de vocabulaire un peu fade. Mais n’était-ce pas un peu facile? Quand on touche aux enfants, rares sont les lecteurs qui restent indifférents… a fortiori quand on est parent…
Et je n’ai pas tellement adhéré à son histoire, trop peu crédible à mes yeux, et j’ai donc dû sortir ses sensations de leur contexte général pour réellement tenter de les apprécier… et c’est dommage…

Dommage aussi car cette histoire semble avoir des racines autobiographiques et pourtant le roman manque tant d’intensité… Peut-être une volonté de l’auteur de poser par les mots de la distance avec sa propre souffrance… mais pour le coup, le lecteur ne la ressent pas…

Cette lecture n’est pas le coup de cœur auquel je m’attendais… tant pis!

Citations…

« Tu peux tendre la main à quelqu’un, mais tu ne peux pas le sortir du trou dans lequel il s’enfonce s’il ne prend pas la main que tu lui tends. A moins d’y tomber avec lui, ce qui ne résout pas les choses. On est à deux au fond du trou, mais on est quand même au fond du trou. »

« L’empathie c’est de tendre la main à celui qui est dans le trou, ce n’est pas sauter dedans pour l’aider à remonter. »

« Parfois, dans la vie, on a le sentiment de croiser des gens du même univers que nous. Des extra-humains, différents des autres, qui vivent sur la même longueur d’onde, ou dans la même illusion. »

« Ce n’est pas la vie qui est belle, c’est nous qui la voyons belle ou moins belle. Ne cherchez pas à atteindre un bonheur parfait, mais contentez vous des petites choses de la vie, qui, mises bout à bout, permettent de tenir la distance. »

« Morte.
Il n’y a que son père qui ose dire « morte ».
Les autres préfèrent éviter la brutalité de ce mot. En usant d’euphémismes, en ne disant pas les choses comme elles sont, ils s’imaginent qu’elles n’existeront pas tout à fait, que leur réalité s’en trouvera atténuée. »

« Quand on s’attend au pire, le moins pire a une saveur toute particulière, que vous dégusterez avec plaisir, même si ce n’est pas le meilleur. »

« L’insouciance a rejoint la dignité au cimetière des illusions perdues. »

« Le temps passe et panse.
La vie grouille et débrouille.
Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart. »

« Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c’est vers l’avenir que l’on marche. »

« On s’en sort parce qu’on n’a pas le choix. La vie suit son cours et nous ne sommes que quelques petits bouts de bois qui flottent au gré des courants. Nous avons été pris dans les remous des rapides, chavirés, percutés, noyés par moments, mais nous flottons toujours. »

« Elle a plus que jamais le sentiment d’être née sous une mauvaise étoile. Qui ne brillait pas fort. Un destin qu’on ne choisit pas. Des galères qui s’enchaînent et le sentiment qu’on court après le bonheur comme derrière un bus qui vient de fermer ses portes. »

Note: 3/5

Blog Note 3

Retrouver, sur le blog, la bibliographie d’Agnès Ledig et mon avis sur un autre de ses romans:

 

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Une réflexion au sujet de « Juste avant le bonheur – Agnès Ledig »

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