Le protectorat de l’ombrelle – T1 – Sans âme – Gail Carriger

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Gail Carriger – Le protectorat de l’ombrelle – T1 – Sans âme (2011)

4ème de couv’…

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.
Primo, elle n’a pas d’âme.
Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort.
Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté.

Que faire?
Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire.

Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable.

Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse?

Mon ressenti de lecture…

Un peu de légèreté bitlit steampunk à la mode victorienne!

Être d’origine italienne quand on évolue dans une société où plus blanc est le teint et mieux tu es considérée; être célibataire à un âge où toutes les autres sont déjà affublées de marmots tirant sur vos jupes; être intelligente, cultivée et volontaire quand on ne te demande que de te taire et d’être belle; et le pompon… quand tu n’as pas d’âme et que la moindre convention sociale est un mystère…
C’est la vie d’Alexia, bas-bleu, pas franchement jolie, pas sa langue dans sa poche non plus…

J’adore ce genre de nana insolente qui défie toute une société à une époque où la condition féminine n’était pas franchement la priorité des uns et des autres! C’est matière à des scènes fantasques, rigolotes et à un humour léger!
Alexia est attachante, irritante parfois mais tenace et courageuse!

Dans une ambiance british un peu coincée, évoluent les humains mais également des êtres surnaturels. Ils ne se cachent plus, leur existence a bien été reconnue officiellement.
Des protocoles de cohabitation existent… des règles, des conventions…
Mais entre respecter les Lois et accepter réellement des êtres différents dans son quotidien, il y a un océan.

Et pour le moment, c’est plutôt la tempête avec la disparition mystérieuse d’un certain nombre de créatures…
Une enquête est ouverte et Alexia va y déposer son grain de sel… ou plusieurs… la dame est têtue!

Le thème de l’intolérance devant la différence entre les individus, en l’occurrence entre humains et créatures surnaturelles, peut nous titiller le neurone si on le transpose dans nos sociétés actuelles où l’harmonie entre les peuples est loin de connaître son apogée. L’être humain est ainsi malheureusement fait: au lieu d’apprendre à connaître et apprivoiser l’inconnu, il cherche à dominer sans cesse et à détruire ce qui l’effraye.

C’est bien écrit, l’intrigue se tient et les personnages sont intéressants dans une ambiance surnaturelle bien sympa et dépaysante! La romance paranormale agrémente gentiment le fil de l’histoire, sans pour autant la parasiter ou la vampiriser. Ce qui est agréable!

Voilà, c’est léger et sans prétention, une lecture récréative par excellence!

C’est le premier tome d’une série et je compte bien la continuer si le ton impertinent reste d’actualité!
Et un conseil: méfiez-vous des ombrelles, cet article typiquement féminin qui recèle bien des secrets!

Citations…

« Mademoiselle Tarabotti n’était pas une de ces demoiselles qu’on trouvait partout – en réalité, elle était tout le contraire. Plus d’un gentleman avait déclaré que la rencontrer pour la première fois, c’était avaler une gorgée de cognac très fort alors qu’on s’attendait à du jus de fruit. »

« Toute la bonne société londonienne considérait l’Écosse comme un endroit barbare. Là-bas, les meutes faisaient peu de cas des raffinements des gens diurnes. Les loups-garous des Highlands avaient la réputation de faire des choses atroces et totalement injustifiées, comme porter des vestes d’intérieur à la table du dîner. »

« Je vais massacrer ce fumier, dit-il doucement, le ton de sa voix exprimant d’autant mieux la colère qu’il était calme. Je vais lui extraire les os un à un par les narines. »

« Le contrepoids est l’idée scientifique selon laquelle toute force possède un opposé naturel, dit-elle. Par exemple, tout poison présent dans la nature possède son antidote – que l’on trouve en général à proximité. De la même façon que le jus d’orties écrasées appliqué sur la peau en soulage la piqûre. »

« Soutirer une information à Alexia alors qu’elle ne désirait pas la partager revenait à tenter d’extraire du sang d’un fantôme. »

« Aucune personne saine d’esprit n’aurait pu décrire mademoiselle Tarabotti comme étant une petite chose timorée. Lorsqu’on l’attaquait, elle répliquait au centuple. »

« Quel étrange endroit que ce pays de l’autre côté de l’océan où la religion et la richesse faisaient autorité et où l’Histoire et l’ancienneté avaient si peu d’influence! »

« (…) c’était une chose d’avoir des moyens financiers et une autre de savoir l’afficher comme il convenait. »

« Quelle était cette expression, déjà? se demanda Alexia. Ah, oui, « Effronté comme un Américain ». Eh bien, ils avaient gagné leur indépendance d’une façon ou d’une autre, et ce n’était pas en restant polis. »

Note: 4/5

Blog Note 4

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