Poussières d’os – Karin Salvalaggio

Karine Salvalaggio - Poussières d'os (2016)

Karin Salvalaggio – Poussières d’os (2016)

4ème de couv’…

Un matin, des coups retentissent à la porte.

Encore adolescente, Grace prend peur. Cette enfant sauvage vient de subir une greffe du coeur et refuse d’ouvrir à l’inconnue qui crie son nom.

Quelques instants plus tard, elle assiste au meurtre de cette femme dans la neige. Il s’agit de sa mère, qu’elle n’a pas vue depuis onze ans.

Enceinte jusqu’au cou, l’agent Macy Greeley est chargée d’enquêter sur cet assassinat et sur le passé de Grace.
Elle revient sur les lieux d’une ancienne affaire, la disparition d’un groupe de jeunes filles à la frontière canadienne, des années plus tôt…

Mon ressenti de lecture…

Alors voici un nouvel auteur dans la place: Karin Salvalaggio. Londonienne d’adoption, maman, née dans les années 60. Voilà pour une bio expresse en entrée!
Je vais à présent décortiquer un brin le plat de résistance: son premier roman.

Poussières d’os…
Un polar de facture classique avec l’inspectrice Macy Greeley, enceinte jusqu’au menton, bravant la neige du Montana dans un petit patelin de rien du tout, Collier, qui va mener une enquête pour meurtre.

Une jeune ado, Grace, tout juste greffée du cœur, est l’unique témoin de l’assassinat d’une femme qui dit être sa mère et qui a disparu de la circulation depuis des années.
Grace est spéciale, bizarre, un peu asociale, un peu inadaptée… Elle n’est pas le témoin idéal, surtout quand sa tante veille jalousement sur elle… ou ses secrets.

La miss Macy va devoir la jouer fine dans une communauté où tout le monde se connaît, où une ancienne affaire de disparition de jeunes femmes sur fond de trafics laisse encore planer les soupçons sur chacun, où violences conjugales et secrets de famille sévissent, où le silence est de rigueur…

Et que dire quand elle retrouve un ex, Jared, aux prises avec des liaisons vaseuses alors qu’elle-même ne nage pas dans la félicité amoureuse…

Le cadre est posé. Il n’y a plus qu’à se mettre à table et déguster.

Oui mais voilà… Si tous les ingrédients sont bons, cela manque d’assaisonnement.

Cela commence par le titre: Poussières d’os. Je n’en ai pas vu un seul grain. Des flocons de neige, oui… mais pas de poussières.

Ensuite, la première partie s’étire en longueur avec des personnages multiples qui auraient dû nous tenir en haleine avec leur parcours personnel si leur psyché respective avait été plus approfondie.
Chaque personnage est plongé dans une situation intéressante et trouble mais l’empathie ne se déclenche pas. Le lecteur se retrouve voyeur de vies indécises et sans réelle perspective; donc difficile de prendre fait et cause pour l’un ou l’autre.

Et quand les personnages pêchent par leur manque de détermination et de charisme, cela gâche un peu le déroulement de l’histoire…

Et c’est dommage car l’action s’accélère en seconde partie de roman avec, à la base, une intrigue très sympa, dense et abordant nombre de thèmes captivants comme les relations amoureuses toxiques, les trafics, l’esclavage sexuel, la violence conjugale, les travers humains, la drogue…

Quand la prédation est masculine, elle offre des portraits de femmes torturées, en souffrance. L’auteur nous en présente quelques uns, au cœur même de l’enquête, comme en périphérie. Mais pour la raison énoncée ci-dessus, je n’en ai réellement retenue aucune. Seul le thème qu’elles représentent suscite de l’intérêt.

Dans l’ensemble, la plume de Karin Salvalaggio est agréable et fluide mais reste, à mon sens, trop timide. Mais cet auteur a du potentiel et je lirai avec intérêt son prochain roman.

Je remercie les Éditions Bragelonne Thriller pour leur confiance et la découverte de cet auteur.

 Citations…

« (…) Le coeur est le seul instrument brisé qui fonctionne. » T.E. Kalem

« Je suis comme vous, moi non plus, je ne sais pas comment je pourrai y arriver toute seule. » Mais non, elle n’est pas prête à le dire tout haut, ça pourrait donner de la réalité à ses craintes.

Note: 3/5

Blog Note 3

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2 réflexions au sujet de « Poussières d’os – Karin Salvalaggio »

  1. J’aurai pu me laisser tenter seulement pour la couverture que je trouve magnifique, mais là , ça fait la deuxième chronique un peu trop mitigée pour que je me laisse embarquer…

    • C’est aussi un premier roman… donc quelques défauts à corriger dans les prochains… je l’espère! 😉 J’aime sentir que l’auteur est « habité » par ses personnages et cela n’a pas été le cas ici. C’est dommage! 😉

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