La fille du train – Paula Hawkins

Paula Hawkins - La fille du train (2015)

Paula Hawkins – La fille du train (2015)

4ème de couv’…

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres.

Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison.
Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre: Jason et Jess.
Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre.
Que se passe-t-il?
Jess tromperait-elle son mari?
Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux.

La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon ressenti de lecture…

Comme souvent, j’ai laissé passer le buzz entourant certaines sorties livresques! Trop d’engouement dithyrambique me fait souvent fuir. Pensez donc, plus de 400 avis publiés sur Babelio! Bref, le climat ayant retrouvé son calme, je suis montée dans le train…

Je déplore toutes ces étiquettes et petites phrases accrocheuses imprimées sur les couv’ de bouquins: elles poussent à l’achat et sont souvent trompeuses. On nous promet « mieux qu’un thriller exceptionnel », « un suspense formidable », une obsession…
Je ne dois pas avoir lu le roman qui s’y rattache!

Ce roman est le portrait de trois femmes dans une banlieue londonienne, ça oui! Chacune a son temps de parole dans le livre au fil de l’intrigue.

Megan Hipwell est une épouse qui s’ennuie et qui recherche des distractions en dehors des liens du mariage. Elle va disparaître.

Anna est la nouvelle compagne de Tom et elle ne supporte plus les intrusions de son ex: Rachel.

Rachel est la femme bafouée. Devenue alcoolique, grosse et dépressive. Sa vie est tellement peu captivante qu’elle va vivre par procuration celle de Megan et Scott qui occupent une maison au bord de la voie ferrée, dans son ancien quartier.

 Quand Megan disparaît, Rachel va s’en mêler et se confronter à son ancienne vie.

Quand un auteur met en scène un nombre restreint de protagonistes, il ne faut pas s’étonner que le suspens ne perdure que peu de temps…
Et quand la moitié du temps, nous sommes dans les baskets de Rachel, pathétique au possible, s’apitoyant sans cesse sur son sort, dans la peau d’un voyeur de la vie des autres, s’occupant de ce qui, à la base, ne la regarde pas, s’immisçant sans cesse dans l’existence de son ex, je me suis vite retrouvée dans la hâte d’en terminer avec cette lecture.

Car malgré un peu de sang, je n’ai jamais eu l’impression d’être dans un thriller.

C’est dommage, l’intrigue est sympa, la plume de l’auteur est agréable et efficace à décrire le cercle vicieux de l’alcoolisme et de ses conséquences, à analyser la curiosité malsaine des individus à fantasmer la vie des voisins, les rapports vicieux et souvent compliqués entre nouvelle compagne et anciennes. Mais, à mon sens, il y a trop de lenteurs dans ce roman pour être réellement captivant.

Il y avait matière à et un réel potentiel. Mais, pour ma part, je suis descendue du train très rapidement et j’ai vu le train s’éloigner avec… soulagement.

Citations…

« J’ai toujours pensé que ça devait être pratique d’être catholique, de pouvoir aller à confesse pour se libérer de toute sa culpabilité, d’avoir quelqu’un qui vous dit que êtes pardonné, qui vous débarrasse de vos péchés, et vous permet de repartir de zéro. »

« C’est ce que m’ont appris mes séances de psy: les manques dans ma vie seront éternels. Il faut grandir autour d’eux, comme les racines d’un arbre autour d’un bloc de béton; on se façonne malgré les creux. »

« Soyons francs, encore aujourd’hui, la valeur d’une femme se mesure à deux choses: sa beauté ou son rôle de mère. Je ne suis pas belle, et je ne peux pas avoir d’enfant. Je ne vaux rien. »

« La vie n’est pas un paragraphe et la mort n’est pas une parenthèse. »

« Tu ressembles à ces chiens abandonnés, ceux qui se sont fait maltraités toute leur vie. On peut les frapper encore et encore, ils reviennent toujours en remuant la queue. Ils reviennent quémander en espérant que, cette fois-ci, ce sera différent, que, cette fois ils feront ce qu’il faut et qu’on les aimera enfin. Tu es exactement comme ça, pas vrai, Rach? Un clébard. »

« Pour la première fois depuis bien longtemps, je m’intéresse à autre chose qu’à mon propre malheur. J’ai un but. Ou, en tout cas, une distraction. »

« Je ne sais pas où est passée cette force, je ne me souviens pas de l’avoir perdue.
Je crois que, avec le temps, elle a été érodée par la vie, le simple fait de vivre jusqu’à disparaître. »

« Je n’ai jamais compris ceux qui peuvent écarter sans le moindre remords le mal qu’ils font autour d’eux en suivant leur cœur. Qui a dit qu’il était bon de suivre son cœur? C’est de l’égoïsme pur, un besoin égocentrique de les avoir tous à ses pieds. »

« Il faut que je trouve un truc qui me passionne réellement, un truc essentiel. Je ne peux pas n’être qu’une épouse, ce n’est pas moi. Je ne comprends pas comment les autres y arrivent; il n’y a littéralement rien d’autre à faire qu’attendre. Attendre qu’un homme rentre à la maison et vous aime. Soit ça, soit partir à la recherche d’une distraction. »

Note: 3/5

Blog Note 3

Publicités

11 réflexions au sujet de « La fille du train – Paula Hawkins »

  1. J’avais beaucoup aimé. Je comprends ce que tu as pu ressentir vis à vis du personnage principal qui effectivement, est agaçante . C’est un presque huis clos au final et ce n’est pas simple de faire bien dans ce genre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s