A froid – Karin Slaughter

Karin Slaughter - A froid4ème de couv’…

Découvertes macabres sur le campus universitaire de Grant County.

Sara Linton, pédiatre et médecin légiste de cette petite ville du sud des Etats-Unis, est dépêchée sur place.

Le chef de la sécurité du campus et son adjointe, une ex-flic, semblent vouloir brouiller les pistes pour des raisons inexplicables…

Mon ressenti de lecture…

Un campus universitaire américain…

Un jeune homme est retrouvé mort. Un suicide, en apparence.

La jeune femme ayant découvert le corps se suicide à son tour, le lendemain.

Entre la police du campus et les autorités de la ville, les tensions sont palpables, les recherches difficiles et chaotiques.

Suicides? Victimes d’un serial killer? Trafics de drogues? L’enquête se corse lorsque le responsable de la sécurité de l’université est retrouvé égorgé…

Bon… contrairement au titre de ce bouquin, mon ressenti est pondu… à chaud!

Pour être tout à fait honnête, cette lecture fut d’un ennui… mortel, d’où mon envie de vite archiver la chose!

Une impression de synopsis et non un roman abouti et travaillé…

Trop de personnages que l’auteur a voulu riches et intéressants… sauf que le lecteur peut toujours s’échiner à saisir les appâts lancés, il restera sur sa faim car la ligne n’est pas remontée. Les personnalités des uns et des autres s’entrechoquent sans réelle cohésion, créant ainsi un brouillard qu’aucun rayon de soleil ne vient transpercer.

Les morts s’accumulent, accompagnées de quelques détails sordides pour rendre l’ambiance bien glauque mais l’action policière autour reste bien passive et brouillonne.
Il y a bien Sara, le médecin légiste, Jeff, le flic et accessoirement son ex-mari, Chuck et Lena, les autorités du Campus mais malgré quelques indications techniques semées par ci par là, le lecteur ne sent pas de « professionnalisme » dans tout cet imbroglio.

Jeff semble plus enclin à vouloir reconquérir sa femme et maîtriser sa jalousie et sa colère récurrente… Sara est meurtrie par l’agression sur sa soeur et la réaction de ses parents… Chuck préfère jouer les gros durs dragueurs et Lena se complaît dans l’autodestruction.

L’enquête semble tellement accessoire dans le déroulé des événements que la révélation du coupable dans une mort ultime arrive presque dans l’indifférence totale.

Situer l’action sur un campus est l’occasion (facile!) pour s’étendre sur les excès, les raves, les piercings, les tatouages, la drogue, le sexe, le racisme et l’homosexualité. Conférant une atmosphère encore plus nauséabonde.

En bref, je n’ai pas senti de fil directeur qui nous conduise au travers d’une intrigue intéressante. Au contraire, tout par dans tous les sens ou s’essouffle dans des détails inutiles. C’est un amoncellement de thèmes et de situations qui auraient pu être captivantes, avec un peu de méthode et de doigté. C’est bien dommage car l’écriture de l’auteur est agréable et fluide. De surcroît, il y avait de la matière mais elle n’a pas été exploitée pour obtenir un excellent résultat.

Bon, je vous quitte, je suis pressée de ranger ce livre dans ma bibliothèque et de vite… passer à autre chose!

Citations…

« Naturellement, le désespoir était le fruit de la peur. »

« Apprendre à devenir chirurgien, traiter des cas critiques qui exigeaient d’elle la quintessence de sa discipline, tout cela avait créé chez elle une dépendance aussi puissante que celle de l’héroïne. »

« Elle se sentait sur le point de craquer, mais il n’y avait personne autour d’elle qui soit susceptible de l’aider à recoller les morceaux. »

« La mort, c’était déjà assez dur comme cela, mais le suicide, c’était toujours particulièrement horrible, pour ceux qui restaient. Soit les survivants s’en voulaient de ne pas avoir perçu les signes, soit ils se sentaient trahis par leur bien-aimé, cet être si égoïste qui les avait abandonnés en les laissant se charger de toutes les conséquences. »

« Le travail, ça le remet d’aplomb.(…) C’est un bon endroit où se cacher quand le monde s’écroule autour de vous. »

« Une autopsie était en soi un acte de violence, l’atteinte ultime. Tous les corps racontent une histoire. La vie et la mort d’une personne peuvent être exposées dans toute leur gloire et dans toute leur honte, rien qu’à l’examen de leur peau. »

« Tout le monde avait vécu quelque chose d’horrible, à un moment ou à un autre de son existence. Cela faisait partie de la condition humaine. C’était la manière dont chacun se comportait face à l’adversité qui montrait à quelle sorte de personne on avait affaire. »

« Ils sont en colère. C’est ce qui arrive quand les gens sont sous le coup d’un événement pareil. Ils se sentent impuissants, et ils s’en prennent à tous ceux qui se trouvent autour d’eux. »

« (…) il essayait de dissimuler sa stupidité confondante par un air de supériorité tout à fait dénué de fondement. »

« Il y avait quelque chose d’attirant dans le fait de maîtriser l’intensité de la douleur. Cela lui donnait l’impression d’être forte. Pour changer. »

Note: 2/5

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6 réflexions au sujet de « A froid – Karin Slaughter »

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