La faute à pas de chance – Lee Child

Lee Child - La faute à pas de chance4ème de couv’…

Votre compte en banque vient d’être crédité de 1030 dollars.

Erreur de la banque en votre faveur?

Toute personne normalement constituée s’en réjouirait. Pas Jack Reacher.

1030, c’est le code d’alerte de son ancienne unité d’élite de la CIA: l’un de ses membres a été assassiné.

Reacher réunit ses ex-coéquipiers mais certains manquent à l’appel. Il comprend que toute l’unité est menacée…

Mon ressenti de lecture…

Des neuf personnes de l’ancienne unité de renseignements spéciaux, ils ne sont plus que huit aujourd’hui.

Stanley Lawrey est décédé accidentellement.

Mais quand Jack Reacher reçu le code 1030, cela ne signifie pas une mort naturelle mais bien l’assassinat d’un des membres de son ancienne équipe, Calvin Franz.

A la demande de Frances Neagley, Jack doit reconstituer officieusement le groupe pour élucider ce crime. Mais Jorge Sanchez, Tony Swan, Manuel Orozco, David O’Donnel et Karla Dixon manquent également à l’appel.

Même s’ils se sont perdus de vue depuis la dissolution de l’unité, l’esprit de corps est toujours fortement chevillé aux tripes de chacun.

Stupeur, incompréhension. David O’Donnel et Karla Dixon refont surface mais pas les autres.

A eux quatre, ils vont se lancer dans une enquête en partant de rien, juste des suppositions, des tâtonnements, des conjectures. Quelqu’un a appelé les autres en renfort, mais qui, pourquoi? Où sont-ils tous? Ils sont seuls, traqués à leur tour. Leurs ennemis veulent les éliminer également, a fortiori lorsque Jack Reacher et ses acolytes sont en passe de mettre au jour un trafic d’armes susceptibles de causer des milliers de morts sur le sol américain.

« On ne cherche pas des poux aux enquêteurs spéciaux. » et Reacher, Neagley, O’Donnel et Dixon sont farouchement déterminés à honorer cet adage.

J’ai retrouvé avec grand plaisir le personnage récurrent de Jack Reacher, bien sûr.

Et c’est avec avec un plus grand plaisir encore que j’ai dévoré cette aventure en compagnie de ses anciens comparses d’armée. De les découvrir, même brièvement pour certains, drame oblige!

Le milieu des anciens enquêteurs spéciaux de l’armée aurait pu donner un roman haut en couleurs, en actions fracassantes et déluge de pétarades…

Mais il n’en est rien!

Au contraire, c’est un Jack Reacher mis à mal que nous suivons. Fragilisé et un peu hagard. On s’en prend à des personnes qui lui sont peut-être les proches dans sa vie… donc normal de laisser transparaître son humanité et de se laisser déstabiliser… une miette!

Parce que quand même, nous parlons de Jack Reacher et il n’est pas question que le Môssieur s’enlise dans la dépression et la paralysie!

De tâtonnements en semi-échecs, l’équipe survivante reste tenace, droite dans ses bottes et ne rechigne pas à prendre des risques!

Outre l’intrigue axée sur le sauvetage de l’ancienne équipe, c’est aussi un aperçu de la vie de soldats après l’armée, des séquelles, des habitudes gardées, des espoirs déçus, le sentiment persistant d’un monde « à part » et surtout les liens et la loyauté qui perdurent entre les équipiers « d’avant ».

Ils étaient soudés et complémentaires et ce n’est pas quelques années de silence dans la vue qui vont changer cet état de fait… Peut-être un goût de « soldat un jour, soldat toujours ».

Bien entendu, lecteurs anti-militaristes… passez votre chemin, l’esprit de corps n’est pas pour vous!

J’ai énormément apprécié cette aventure! Reacher n’y est pas solitaire, pour une fois… Il reste un héro super doué, un brin bourrin et bourru, avec un zeste d’humour froid, incisif et décalé.

Comme d’habitude, c’est une intrigue à 100 à l’heure, énergique, physique, sans fioriture.

Un régal de lecture bien sûr avec un thriller super efficace et sans prise de tête!

Citations…

« Espère le meilleur, prépare-toi au pire. »

« Trop de pression.
Trop de pression, ça n’existe pas. Nous aimons la pression. Nous nous épanouissons sous la pression. »

« Comme toujours (…). On enquête, on prépare, on exécute. On les retrouve, on leur règle leur compte et après on va pisser sur la tombe de leurs ancêtres. »

« Et là où l’intelligence humaine avait un rôle à jouer, le crime ne tardait pas à suivre. »

« Beaucoup de choses manquaient dans sa vie. Il n’avait jamais connu la stabilité, la normalité, le confort, les conventions. Il n’avait jamais compté sur rien, sinon sur la surprise, l’imprévisibilité, le danger. Il prenait les choses exactement comme elles venaient, exactement pour ce qu’elles étaient. »

« C’est quoi?
Un motel. Mon genre d’endroit.
C’est si minable que ça?
Mais non. Il y a des lits et les portes ferment. »

« Ils se retrouvaient dans le monde civil et ils avaient tout faux, question de principes. Ils s’attendaient au même genre de certitudes que celles qu’ils avaient connus jusqu’alors. De la droiture, de la transparence, de l’honnêteté, des sacrifices partagés. »

« A nous quatre, répliqua Reacher, nous comptons soixante années sous les drapeaux. Combien en comptez-vous, vous?
Aucune.
Et votre patron, combien?
Aucune.
Alors fermez-la sur le patriotisme et la sécurité nationale, d’accord? Vous n’êtes pas qualifiée. »

« Rappelle Diana Bond. Fais-la revenir, tout de suite.
Elle vient juste de partir, dit Neagley.
Elle n’est donc pas loin. Elle n’a qu’à faire demi-tour. Je suis certain que sa voiture a un volant. »

« Deux contre sept, ou plus.
Pas le moindre sursis.
Pas d’élément de surprise.
Un site sans moyen d’accès.
Une situation désespérée.
« On est bon pour y aller », dit Reacher. »

Note: 4/5

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Bibliographie de Lee Child

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