Le complexe du prisme – Fabrice Pichon

Fabrice Pichon - Le complexe du prisme4ème de couv’

Besançon. Commissariat central de la Gare d’Eau.Arrivant de Bergerac, la commissaire Marianne Bracq n’a pas le temps de se familiariser avec sa nouvelle équipe : le corps éviscéré d’une clocharde est découvert le jour même. Un tueur rôde dans la ville. Une image, une seule, a déclenché un flot de haine…. D’étranges marques sur le cadavre écartent l’idée du banal fait divers. Un sombre passé ressurgit, un vieux dossier à rouvrir, une plongée dans une enquête d’où Marianne Bracq pourrait ne pas sortir indemne. Car Malgré elle, la commissaire semble être le trait d’union entre le passé et le présent.

Mon ressenti de lecture…

Après avoir découvert Fabrice Pichon avec Vengeance sans visage, je continue l’aventure avec Le complexe du prisme aux côtés de la commissaire Marianne Bracq, nouvellement arrivée à Besançon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle va se plonger immédiatement dans l’ambiance de cette ville car des corps éviscérés pleuvent. D’étranges marques évoquant un code l’intriguent, elle et toute l’équipe avec qui nous avions fait connaissance dans le précédant roman. Mais le plus étrange est ce prisme qu’elle possède et qui semble la relier à ces meurtres atroces… Sa vie va en être bouleversée… Autant j’avais trouvé le personnage de Nicole Desvignes antipathique, autant j’ai apprécié celui de Marianne. Elle est professionnelle, un peu rentre-dedans… mais d’une manière tellement plus subtile et intelligente! Cette fois-ci, nous découvrons l’univers sectaire capable des pires calculs pour nourrir des aspirations et croyances partagées par quelques adeptes et qui cherche à manipuler le commun des mortels. Je déplore que la symbolique liée aux caractéristiques des crimes bien sanglants n’ait pas été plus développée. Dans ce roman, peu de liens personnels entre les membres de l’équipe policière sont développés… c’est boulot-boulot! L’action est largement centrée sur la commissaire. Le mystère autour de Marianne Bracq ne s’éclaircit que dans la dernière partie toutefois. Et de manière quelque peu explosive… Un condamné à tort… 30 ans d’emprisonnement psychiatrique… 2 enfants perdus… Et un dénouement insupportable… Pour une surprise, la fin en est une! Mais d’un point de vue personnel, inenvisageable en l’espèce, avec une femme aussi forte et responsable. Comprendront ceux qui ont lu le livre, je ne peux en dire plus sans spoiler outrageusement! Ce terme est un bémol pour moi qui ternit légèrement le reste de l’histoire et c’est dommage. Mais le doute reste permis sur l’issue définitive… c’est peut-être un côté optimiste qui survit chez moi! L’intrigue est bien ficelée et déroulée, avec toujours cette écriture agréable, fluide et que je trouve plus aboutie que dans son premier roman. On retrouve avec plaisir le thème du passé qui prend son temps pour revenir titiller le présent et bousculer les faits depuis longtemps établis. Tout comme on retrouve une femme de tête au creux de la tempête, capable de mener son enquête tout en jonglant avec la pression de l’appareil judiciaire. En bref, cette lecture a été très agréable, si ce n’est cette petite fausse note finale et cette fausse note n’est qu’un avis tout à fait subjectif! Et puis allez savoir, c’est un cliffhanger, alors tout est permis dans la suite!

Citations…

« Il vous faudra vivre avec ça, puisque vous vouliez connaître la vérité… Mais elles ne sont pas toutes bonnes à prendre. »

« On se rattrape à ceux qu’on aime, lorsque l’esprit vacille. »

« Mais c’est parfois sous-estimer la puissance du tsunami qui se prépare. D’abord il y a la mer qui se retire doucement, inexorablement avec un mélange d’images qui s’enchevêtrent les unes aux autres, de sentiments opposés qui se mettent à danser ensemble.

Et puis les vagues reviennent, plus grandes, plus grosses, plus fortes et le cœur commence à battre au rythme de la peur qui envahit le corps.

Enfin c’est le chaos qui vous submerge, balayant tout sur son passage et emportant la conscience dans les profondeurs de l’âme.

C’est le dernier voyage, celui qui ne dure que quelques secondes, mais qui semble s’éterniser: un périple qui se termine toujours par la décision suprême. »

Note: 3/5

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6 réflexions au sujet de « Le complexe du prisme – Fabrice Pichon »

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