Le tombeau du Phénix – François-Xavier Cerniac

FX Cerniac - Le tombeau du Phénix4ème de couv’

Paris, décembre 2008, une explosion spectaculaire vient d’avoir lieu à l’hôpital de la Pitié Salpétrière. Le Phénix, tueur en série, vient de s’échapper. Quelques heures plus tard le Petit Musée Dali vole en éclat faisant une victime, Denis Carpanon. Déjà d’autres meurtres s enchaînent et résonnent comme une sombre vengeance du Phénix. L’enquête du Commandant Pérez est rapidement menée et une chasse à l’homme s’engage alors… Persuadée que la police fait fausse route, l’épouse de la victime, Estelle Carpanon, va se battre pour faire éclater la vérité au grand jour.

Mon ressenti de lecture…

Après Memoria, je continue ma découverte de François Xavier Cerniac, avec Le tombeau du Phénix.

Oui, je sais, je n’ai pas commencé dans l’ordre chronologique de ses œuvres, celui-ci étant son premier roman.

Un serial killer s’évade… une explosion simultanée, ou presque, d’un musée lié à ce personnage… et tout de suite, notre esprit s’emballe vers un scénario catastrophe… et vers un thème un peu vu et revu, surtout lorsque l’enquête est confiée à un flic stéréotypé « dépressif, usé, alcoolo, en rupture affective ».

Et bien… ne vous laissez pas abuser car l’auteur bouscule tout sur son passage! Et si cette évasion était de la poudre aux yeux pour cacher une vengeance plus subtile? Et si un jeune bleu bravait sa hiérarchie pour mener l’enquête? Et si la veuve de la victime de l’attentat contre le Musée Dali ne croyait pas à une simple coïncidence?

Avec des « si », on part d’un thriller quelque peu convenu pour changer de bord vers une histoire beaucoup plus alambiquée, trépidante et rebondissante!

Le démarrage est légèrement lent, le récit est ponctué de paragraphes trop longs qui cassent le rythme, mais l’intrigue et les personnages le méritent.

Entre une épouse qui se débat entre le doute et le chagrin, se retrouve à mener une enquête avec toute la fougue de ses pressentiments et de sa soif de savoir, et se révèle à elle-même…

Entre un gendarme excédé par son impuissance orchestrée à mener à bien les instigations nécessaires, entraîné par le courage d’une civile et la curiosité de la vérité…

Nous avons le coupable qui œuvre dans l’ombre, dans le silence et dans le calcul. Un coupable de prime abord en dehors de tout soupçon, et pourtant…

J’ai aimé les personnages principaux de ce thriller car ce ne sont pas des héros, ni des anti-héros, ce sont de simples êtres humains en prise à une situation exceptionnelle, avec tous les questionnements, tâtonnements et bravades dangereuses auxquels on peut s’attendre et être confrontés. C’est vous, c’est moi… face à lui…

L’intrigue et l’enquête sont bien ficelées, fouillées et efficaces. Excepté quelques longueurs, le rythme reste soutenu et le suspens est épais et prenant.

Les sujets sur la démolition de bâtiments, les carrières, sont documentés et abordables pour le néophyte.

Le final aurait pu être plus explosif (oui, je sais, elle était facile celle-ci!) si le fonctionnement du tueur n’avait pas été aussi tortueux. Un peu plus de simplicité aurait été la bienvenue.

En synthèse, ce fut une lecture très agréable et, pour un premier roman, une belle réussite à mon sens.

Au suivant! Et il s’intitule « Mémoire à vif »… je vais reposer mon neurone en attendant…

Citations…

« Son laisser-aller était à la hauteur de la dépression qui le tenaillait et dont il ne souhaitait pas vraiment se libérer. Elle était son fardeau qu’il estimait avoir bien mérité, une peine qu’il s’infligeait pour toutes les erreurs qu’il ne se pardonnait pas. »

« Une seule personne assassinée, un seul être humain mutilé était en soi une faiblesse malheureuse de la société mais une suite de crimes abominables devenait la faiblesse des services de police et de gendarmerie. »

« La folie avait traversé tous les âges et l’ignominie avait suscité toutes les fascinations. »

« (…) elle s’en voulait maintenant de n’avoir laissé qu’un mot rédigé rapidement sur une pauvre feuille de papier, comme une séparation que l’on n’osait pas dire de vive voix de peur d’affronter la douleur de l’autre et de la recevoir en pleine figure. Elle ne se pardonnait pas sa lâcheté. »

Note: 4/5

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