Le projet Shiro – David S. Khara

David S. Khara - Le projet Shiro4ème de couv’

1957. États-Unis, Maryland. Centre de recherches bactériologiques de l’armée américaine.

Le professeur Jane Woodridge mène des expérimentations à haut risque.

Soudain, l’alarme retentit…

De nos jours, République tchèque. Au mauvais endroit, au mauvais moment !
Fuyant ses problèmes conjugaux, Branislav Poborsky se rend chez ses parents. Sur la route, il découvre un village bouclé par la police et voit sa vie basculer…

Lorsque son mentor se fait enlever, l’agent du Mossad Eytan Morgenstern doit faire équipe avec sa rivale.

Enrôlé de force dans un combat qui n’est pas le sien, il devra tout tenter pour mettre fin aux agissements d’un mystérieux groupuscule entré en possession d’armes de destruction massive.

Quand vos ennemis d’hier deviennent vos meilleurs alliés, quand l’humanité semble prête à répéter les erreurs du passé, que peut bien faire un homme contre la folie qui ne va pas manquer de suivre…

Mon ressenti de lecture…

Après Bleiberg… Shiro, me voilà!

Je retrouve avec grand plaisir Eytan Morgenstern, électron libre du Mossad… le fameux patient 302 réchappé des camps allemands.

Il pensait se poser un petit moment dans sa retraite irlandaise… que nenni…

Un de ces proches, Eli Karman, a été enlevé par le Consortium, cette société secrète aux vils desseins, découverte dans Le projet Bleiberg.

Et Eytan est coincé, contraint de composer avec Elena, une ennemie. Car même si Elena est aussi une rescapée de l’oeuvre du Docteur Bleiberg, le choix de vie de celle-ci s’est porté vers le côté obscur des forces. Ils ne peuvent donc pas s’entendre.

Mais ils se doivent de coopérer pour vaincre une menace commune, faisant fi de leurs griefs personnels.

Après avoir effleuré les expériences médicales des médecins nazis dans le projet Bleiberg, nous en apprenons davantage sur les tentatives tordues dans ce même domaine, à la même époque, mais, cette fois-ci, des japonais en Mandchourie, dans une sinistre Unité 731.

David S. Khara instille toujours cette angoisse lancinante: la guerre est terminée sur le papier mais elle continue sur des plans différents. Les coupables d’hier sont amendés pour servir les vainqueurs de l’époque. Les travaux de l’indicible condamnés à grands cris hier sont repris et utilisés pour un avenir qui ne respirent pas la paix mais qui abreuvera toujours cette soif de pouvoir inhérent à l’humain.

La construction du thriller est sensiblement la même avec l’alternance des lieux et des époques mais l’écriture de cet auteur est redoutable, acérée, vive, captivante avec des touches subtiles d’humour.

Aucune lassitude, aucun répit.

Du suspens, de l’action, de la réflexion.

Des références historiques solides avec une pointe de fantastique.

Tous les éléments d’une lecture addictive!

Impossible de poser le livre, chaque page hurle d’être tournée!

Le personnage d’Eytan s’étoffe… non… plus précisément, c’est nous, lecteurs, qui en apprenons davantage sur les multiples facettes de l’individu et surtout son passé! Cet homme n’est pas un homme facile… pour bien le connaître, nous devons nous armer de patience! Mais cela en vaut la peine, l’agent Morg est très attachant sous sa carapace de gros dur tout froid!

Par contre, difficile d’apprécier Elena… C’est Eytan faite femme… le cœur en moins et un cerveau élevé dans la haine et le mal! Toutefois, le respect ténu et fragile existe entre ces deux êtres et se découvre solide… alors on apprend à apprécier la dame au final!

Plus j’accompagne Eytan et plus j’ai envie de le découvrir… Je suis accro au dernier degré…

Outre le fait que les grands conflits mondiaux et leurs dérives est un de mes thèmes préférés, l’auteur a su créer un univers riche et trépidant, a su jouer du passé, l’entremêler au présent pour nous faire frémir sur l’avenir ébauché!

Le voyage est infini entre rebondissements et suspens, réflexions, doutes et peurs.

Bon… Monsieur Eytan Morgenstern, je vous attends au tournant du 3ème épisode alors!

Citations…

« L’espace d’un instant, il se sentit vieux, écrasé par le poids des ans, submergé par la liste sans fin des amis évanouis le long d’une route trop longue et accidentée. »

« Notre mort n’est rien (…) Celle des autres est insupportable. »

« Chaque jour qui passe efface un peu plus le sang des murs. »

« Le blanc-bec aux joues lisses et glabres affichait l’arrogance de ceux à qui la vie n’a encore rien appris. »

« Depuis plus d’un demi-siècle, il menait dans l’ombre une guerre féroce et sans merci. Les ennemis possédaient tous un visage, un corps et une balle ou un coup de poing réglait le problème. Mais l’arme chimique… Comment combattre un ennemi invisible, désincarné? »

« Vie de cons… pas capables de nous satisfaire de ce que nous avons jusqu’au moment où tout fout le camp. »

Note: 5/5

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8 réflexions au sujet de « Le projet Shiro – David S. Khara »

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