Toyer – Gardner McKay

Gardner McKay - Toyer4ème de couv’

Los Angeles est la proie d’un monstre très particulier.

Un homme qui ne viole ni ne tue les femmes mais leur réserve un sort peut-être pire encore: il les séduit, les kidnappe, joue avec elles, puis les abandonne à l’état de mort cérébrale.

Neurologue, Maude Garance est en charge des neuf victimes de celui que la presse a surnommé Toyer.

Bouleversée par le sort de ces femmes, elle accepte la proposition que lui fait Sara Smith, une jeune journaliste ambitieuse: s’adresser directement au coupable par voie de presse.

C’est le début d’une relation très particulière, par médias interposés, entre Maude et Toyer, qui bien vite passionne un lectorat avide de sensations.

Grisé par une célébrité grandissante, Toyer commettra-t-il le faux pas qui permettra de l’identifier? Alors que dans l’ombre Maude et Sarah continuent d’enquêter, elles ne tardent pas à réaliser que leur mystérieux interlocuteur est beaucoup plus proche d’elles qu’elles ne le croyaient.

Mon ressenti de lecture…

Un gros pavé de près de 750 pages en poche…
Une 4ème de couv’ alléchante…
Nous parlons d’un homme qui endort votre vigilance, séduit, s’introduit dans votre intimité… et vous laisse au petit matin… en état de mort cérébrale!
Et par conséquent, pas de meurtres, stricto sensu, mais des vies, ou plutôt des survies, brisées à jamais et un chagrin incommensurable pour les proches.
Pas de meurtres, pas d’intérêt pour la police, une grande gêne pour les élus, une manne pour les journalistes et un public malsain.
Juste deux femmes qui veulent sa perte et, dit la 4ème de couv’, vont le traquer.

C’est alléchant, hein?
Oui? Vous êtes sûrs?

C’est ce que je croyais aussi… mais quelle déception et quelle lecture indigeste!

Tout d’abord, si vous voyez une quelconque traque dans toutes ces pages, prévenez-moi, que je révise ma définition du mot « traque »!
Même l’enquête criminelle est quasi inexistante!
Et parce qu’à mon sens, ces dames ne font que suivre et titiller le bonhomme, avec une moralité douteuse et malsaine de surcroît!
Entre la psy émoustillée par des rêves pseudo-érotiques et la journaliste balançant entre le scoop de l’année et l’admiration pour le côté gentleman du môssieur (pensez donc, il ne TUE pas ses victimes, que c’est beau!), le lecteur baigne dans le glauque glissant et refoulé.
Maude est psy et elle devrait être sa première patiente car je ne la recommanderais pour rien au monde!
Sara est jeune journaliste et entre désir de briller et états d’âme, son éthique est élastique!
L’auteur aborde succinctement le rôle ou plutôt l’inaction des politiques bercés par l’électorat et le copinage. Il analyse également le comportement médiatique et la responsabilité des journaux dans la gestion intéressée des informations portés à leur connaissance, leur fierté pour l’étroite collaboration entretenue avec un criminel et leur manière de présenter « leur » vérité à un lectorat en mal de sensations fortes et de spectacle.
Le héros, c’est Toyer, futur écrivain narrateur de ses frasques, grand seigneur. Il rendrait presque service aux familles des jeunes femmes en sursis avec l’aumône des bénéfices de ses écrits! Aberrant… cela ressemble presque à une apologie du crime!
Et ses victimes? Des potiches, juste bonnes à squatter le fond d’un lit d’hôpital… c’est tout.
Les personnages ne sont ni fouillés ni attachants… Même cette jeune femme, Telen, qui se retrouve malgré elle au milieu de cet imbroglio trouble, animé du plus pur amour, n’échappe pas à cette ambiance insipide…

Le récit est long, très long, tout en longueurs, décousu, truffé d’invraisemblances, à la limite souvent du style télégraphique qui crée un rythme mécanique, sans âme et sans passion.

Le sujet était intéressant, il y avait matière, mais personnellement, l’auteur est passé à côté de l’accroche.

Par conséquent, un gros pavé dans la marre se noiera car il ne me laissera pas un souvenir impérissable…

Citations…

« L’emportement est un signe de stupidité. »

« Le Toyer de Sara suscite un déchaînement à la fois horrifié et jubilatoire; les nouvelles sont mauvaises, le spectacle est bon. »

« Ses collègues observent le changement, mais ils ne savent que penser et, ne sachant que penser, s’imaginent des choses. »

« Le public est une chose. Une chose fainéante, sans talent, déloyale, égocentrique, lente, incapable de s’exprimer correctement, presque analphabète, malhonnête, inconstante, obèse. Le public est un mouton. »

« Mon amour pour lui transformera-t-il cette puanteur gangréneuse en parfum? »

Note: 2/5

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11 réflexions au sujet de « Toyer – Gardner McKay »

  1. Ouf, je pousse un soupir de soulagement parce que je me voyais déjà faire « pàl +1 » au vu du résumé du livre ! 😆 De la merde en boite ! je ne te remercierai jamais assez pour ces économies qui tu me fais réaliser !! 😉

    Comme quoi, un livre de plus à verser au dossier « le 4ème était plus intéressant que le contenue réel ».

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