The Hunter – Christelle Mercier

Christelle Mercier - The Hunter4ème de couv’

Le corps d’une fillette de sept ans est retrouvé.
Elle a été sauvagement assassinée et enterrée dans les sous-bois près de Fort Knox au Kentucky. Les sévices sont au comble de l’horreur: torturée, violée, brûlée sur certaines parties de son corps.
Aaron Wilson, chargé de l’enquête, craint que ce crime soit les prémices d’une longue série. Récemment divorcé et père d’une petite fille du même âge, il va mener une traque de ce tueur sanguinaire dans une chasse à l’homme éprouvante sans se douter que la prochaine victime s’appelle Sydney. Sa chair, son sang, sa fille.
Il devra assister au procès où la vérité des faits macabres sera dévoilée.
Et vous, êtes-vous prêt à l’entendre?

Mon ressenti de lecture…

C’est un thriller court.

Court mais intense.

Mettant en scène un serial killer et sa famille; un flic et sa famille. Ils résident bien plus proches les uns et des autres que la normalité quotidienne ne le laisse supposer.

C’est le constat terrible que les crimes d’un individu ne s’inscrivent pas sur son visage, que fermer les yeux ou les centrer sur nos vies étriquées peut conduire au drame, que la mort injuste et terrible peut frapper à notre porte à tout moment.

Vous avez peur?

Vous faites bien!

Personne n’est à l’abri!

Non, personne… surtout quand un tueur se trouve encouragé et manipulé par plus retors et pervers que lui, qui va même jusqu’à lui fournir sa « marchandise ».

Et c’est l’escalade dans l’horreur.

Et le plus coupable n’est peut-être pas celui qui doit laver le sang des victimes qui dégouline de ses mains. Le plus coupable n’est certainement pas celui qui sera offert à la vindicte populaire.

J’ai adoré ce thriller qui, tour à tour, nous questionne sur les influences d’un tueur, bourreau ou éducateur de ses proches; sur le métier de flic, côtoyant la sombre folie des hommes, ayant l’obsession de protéger ceux qu’il aime; sur les limites qu’un individu peut dépasser par soif de carrière, de gloire, d’argent et de pouvoir; sur le traumatisme des êtres au cœur d’assassinats.

Je me suis laissée attendrir par cet enfant, témoin et acteur de monde ahurissant d’adultes, qui s’invente chevalier courageux dans son imaginaire pour mieux terrasser les dragons de la vie, par la réalité appréhendée au travers des yeux de l’innocence et de la logique enfantine, non exempte de candeur toutefois.

Les victimes sont des enfants donc, logiquement, des âmes innocentes dont l’existence est balayée prématurément, donc l’effroi et le sentiment d’injustice concourent à captiver le lecteur dans la traque du tueur.

Tout s’enchaîne dans une accélération de l’indicible jusqu’à la rupture de rythme, par le passage des tortures et des crimes au procès, de l’émotion et de la révolte spontanées à la réflexion et à l’analyse.

L’intrigue est prenante, oppressante par moments, bien menée, incisive et sombre.

On pense que tous les coupables sont enfin sous le joug de la justice…

Mais on n’ose reprendre son souffle, le soulagement se fait attendre… parce qu’on sait que c’est faux!

Tout n’est pas terminé…

Un cliffhanger en guise de fin et, par conséquent, une envie certaine de connaître la suite!

Citations…

« Il n’y a pas de crime parfait. Il n’y a que des crimes impunis, ceux dont l’imperfection n’a pas été découverte. »

« Même si tout le monde espérait la peine de mort, aucune famille n’en serait pas moins soulagée. Les victimes ne reviendraient pas. »

« Le chasseur a encore chassé, une autre âme s’en est allée. »

Note: 4/5

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12 réflexions au sujet de « The Hunter – Christelle Mercier »

  1. Je ne sais pas pourquoi je bloque un peu avec le sujet de ce livre et son traitement. La violence brute avec des enfants, j’ai du mal.
    Mais vu la façon dont tu en parles, je me dis que mon sentiment n’est sans doute pas fondé et que si tu as tant été marquée par cette lecture (y compris au sens propre) c’est qu’elle vaut vraiment la peine.

    • Personnellement, je n’ai pas été outrancièrement choquée par les scènes avec les enfants, dans le sens où ces enfants restent somme toute assez anonymes. Mais la confrontation du (ou des) tueurs (eh oui, je ne peux pas tout te dire) est remarquable! Laisse-toi tenter! En plus, il n’est pas très long, tu n’en feras qu’une bouchée! 😉

  2. A contrario de Yvan, je bloque un peu moins sur ce genre de sujet… non pas que je m’en repaisse, faut pas pousser, mais bon, si la violence n’est pas trop « montrée » je pense que je pourrais le lire… enfin, j’espère parce que j’ai vraiment envie de le lire et tu ne fais que de m’y pousser, sadique ! :mrgreen:

    • Héhé, ouiiii sadique je suis! 😉 Non, franchement, la violence exposée n’est pas intolérable pour les lecteurs avertis que nous sommes! Laisse-toi tenter car il y a d’autres thèmes qui valent le coup! 🙂

  3. Pourquoi n’ai je rien vu de tout cela lorsque j’ai lu ce livre. Je n’y est vu qu’un thriller à sensation. Peut-être devrai-je le relire.

    • Peut-être que l’état d’esprit qui est notre quand on lit un livre ne nous en dévoile que quelques facettes… Je pense que des relectures nous ouvriraient d’autres portes, mais en avons-nous le temps? 😉

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