La verticale du mal – Le dernier festin – Fabio M. Mitchelli

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Dans tous ses avatars, si le Mauvais possède la plus infernale des laideurs, elle est intérieure, cachée à l’oeil des mortels ; ne reste apparente que sa somptueuse beauté, appat irrésistible pour les humains qui sont le seul gibier digne de cet extrême prédateur. Dale Tylon, le personnage central de La verticale du mal, en est la plus parfaite incarnation dans ce dernier volet de la trilogie des Verticales.

Mon ressenti de lecture…

Troisième et dernier volet de la trilogie des Verticales, avec le dernier festin. Le sous-titre de La verticale du mal annonce la couleur… Nous allons retrouver Isaak Kavarov… c’est certain.

Et c’est le cas… Un serial killer en fin de carrière, en recherche de rédemption peut-être…

Ce qui tranche avec les deux premiers volets, c’est la perte du point de vue vertical, on ne parle plus guère de l’au-delà et des références dans le fantastique. On est dans le thriller et l’enquête policière, dans l’ahurissante transmission du mal par les gènes, dans la construction de la psyché par héritage inconscient. Cela vous interpelle ? Il y a de quoi…

Isaak Kavarov d’un côté, vieux tueur sur un vieux continent, toujours prédateur, toujours cannibale, un peu moins avec l’âge… il est peut-être un peu blasé de cette nourriture terrestre…

De l’autre, Dale Tylon, jeune artiste en vogue sur le nouveau continent, peintre officiellement, un petit peu assassin officieusement… mais c’est pour le bien de son art…

Et autour d’eux rôdent les enquêteurs, qui remontent, maille par maille, la trame des linceuls semés sur leur passage.

Toute l’histoire tend vers les retrouvailles de ces deux serial killer, exerçant chacun sur un continent, tous deux par attrait de l’œuvre artistique tout autant que mortelle,  aux méthodes quelque peu charnelles et sanglantes…

Tout tend à explorer l’étrange vision de la vie, dans sa mortelle quintessence, que les deux hommes partagent, sans se connaître pourtant… intimes dans le mal, tout de même.

Deux trajectoires, un même final peut-être…

Un peu déçue de ne pas retrouver le thème de la verticalité, je n’ai tout de même pas boudé mon plaisir tant la plume de l’auteur trempé dans un lyrisme quasi poétique arrive à nous rendre (presque !) admirable les pires aspects meurtriers du mal incarné qui soient !!!

Les personnages de l’enquête ne me laisseront pas de souvenirs impérissables… un peu trop convenus à mon sens. Par contre, j’ai aimé le retour de Melvin Meideiros, médium au travers de qui le monde des vivants et celui de l’au-delà continuent d’interagir sur les destins de chacun… Melvin dont le seul vœu était d’éclaircir la disparition de son ami, Sohan Ordell, et de lui offrir enfin le repos…

Et je finirai par le dénouement… Une claque… Une surprise… Une abomination…

Rien de moins…

Chuut, là, je me tais…

Enfin… je ne vous dis juste qu’une chose : tentez ce voyage à la verticale !!!

Ressenti de lecture de La verticale du fou – Fabio M. Mitchelli.

Ressenti de lecture de A la verticale des enfers – Fabio M. Mitchelli.

Note: 3/5

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6 réflexions au sujet de « La verticale du mal – Le dernier festin – Fabio M. Mitchelli »

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